Lors d'une conférence de presse tenue le 2 mars, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a réaffirmé l'engagement de la France envers les pays du Golfe et la Jordanie, considérés comme des cibles de choix pour les frappes iraniennes.
Paris maintient sa position solidaire avec ses alliés au Moyen-Orient, déclarant être "prête" à "participer" à leur défense. "Nous agirons conformément aux accords qui nous lient à nos partenaires, tout en respectant les principes de légitime défense collective", a affirmé Jean-Noël Barrot.
Dans sa déclaration, il a souligné que la France était entièrement aux côtés des nations comme l'Arabie Saoudite, les Émirats, le Qatar, le Koweït, le Bahreïn et l'Irak, qui ont, selon lui, été délibérément ciblées par les missiles et drones des Gardiens de la Révolution iranienne. Il a ajouté : "La France exprime son soutien inconditionnel à ses pays amis et se tient prête à contribuer à leur défense."
Des actions défensives pour protéger ses intérêts dans la région
Le 1er mars, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont discuté de "mesures défensives" pour annihiler la capacité de l’Iran à mener des attaques avec missiles et drones, particulièrement en répondant à la menace que représentent ces outils pour leurs forces militaires et civils déployés dans cette zone sensible.
Le général Dominique Trinquand, ancien conseiller militaire auprès de l’ONU, a évoqué la légitimité d'une intervention française : "Il est fondamental que la France protège ses bases et soutienne ses alliés. Bien que notre contribution à leur défense soit vitale, cela ne signifie pas participer à des opérations d'attaque contre l'Iran", a-t-il précisé lors d'une récente interview.
Environ 5.000 soldats français déployés au Moyen-Orient
Actuellement, la France compte près de 5.000 militaires dans la région, avec environ 900 stationed aux Émirats, qui disposent de bases navales et aériennes. Parmi les équipements déployés figurent des chasseurs Rafale, ainsi qu’un régiment de cuirassiers. Paris est également présent en Jordanie avec un contingent aérien et mène l’opération Chammal en Irak dans la lutte contre le terrorisme.
Les intérêts français au Proche et au Moyen-Orient sont vastes et nécessitent une protection proactive. En juin dernier, la France avait réussi à intercepter plusieurs drones dirigés vers Israël, utilisant ses chasseurs et systèmes de défense intégrés. Avec des accords de défense solides en place, il est probable que ces actions se répètent à mesure que la situation évolue.







