Ce lundi 16 mars, les chefs de la diplomatie européenne se réuniront pour examiner la possibilité d'utiliser la mission Aspides pour garantir la sécurité maritime dans cette région stratégique. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE, a souligné l'importance de maintenir le détroit ouvert, face à l'augmentation des tensions et de l'insécurité.
Elle a exprimé : "Il est crucial de maintenir le trafic dans le détroit d'Ormuz, presque complètement bloqué en ce moment. Nous devons envisager toutes les options possibles du côté européen." Cette déclaration survient à l’approche d’une réunion clé à Bruxelles.
Réorienter une mission contre les rebelles houtis ?
Kaja Kallas a mentionné plusieurs pistes pour modifier le mandat de la mission Aspides, initialement destinée à lutter contre les attaques houties. "Nous allons consulter les États membres pour déterminer s'il est viable d’adapter cette mission", a-t-elle déclaré. Cependant, elle a ajouté que la volonté des États à utiliser cette solution demeurait incertaine.
"Nous discuterons avec les États membres pour voir s'il est possible de réellement modifier le mandat de cette mission", a-t-elle affirmé, soulignant les défis d’un tel ajustement.
En parallèle, le président américain Donald Trump a intensifié la pression sur ses alliés pour qu'ils envoient des navires de guerre dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz. Selon des rapports de France24, cette région est cruciale pour les économies européennes et asiatiques.
Une coalition de volontaires également évoquée
La France a pris l’initiative de proposer, le 9 mars, une mission défensive internationale pour rouvrir le détroit, sans préciser si cela serait intégré à la mission Aspides. Elle a annoncé l’engagement de deux frégates supplémentaires, appelant ses partenaires européens à renforcer leurs capacités.
"Pour garantir la sécurité dans cette région, utiliser l’opération déjà en cours serait la démarche la plus efficace", a soutenu Kaja Kallas.
Une coalition de volontaires a également été évoquée, mais la priorité reste d’établir des critères qui seraient acceptables pour les États-Unis et qui pourraient être soumis aux autorités iraniennes. Ce contexte complexe souligne les intérêts géopolitiques qui se rencontrent dans cette zone stratégique.







