Kassandra, une travailleuse du sexe péruvienne, a disparu tragiquement en 2012. Son corps, retrouvé partiellement brûlé le 4 novembre sur un chemin près de Saint-Martin-de-Boscherville, a laissé la communauté choquée. Près de 14 ans après cet acte odieux, les autorités font des progrès. Le 31 mars 2026, un homme de 44 ans a été arrêté par le parquet du pôle des crimes sériels non résolus, marquant une avancée significative dans ce dossier complexe.
Dès la découverte de son corps, une enquête pour meurtre avait été ouverte, mais faute de preuves concluantes, l'affaire a été classée sans suite en 2015. Les enquêteurs avaient alors interrogé des proches et clients de Kassandra, mais un vide judiciaire s'est installé pendant des années. Ce n'est qu'en juillet 2023 que le pôle 'cold cases' a repris l'affaire, utilisant les avancées technologiques en matière d'ADN pour réexaminer les scellés.
Des révélations douloureuses grâce à la science
Lors de l'autopsie, il avait été établi que Kassandra, nommée Walter Franta Zapata Flores à l'état civil, était morte par asphyxie, avec des brûlures infligées après sa mort. Selon le parquet de Nanterre, ces détails horreurs ne font qu'accentuer l'importance de cette réouverture. Des experts ont souligné que la prévalence des cas non résolus, comme celui de Kassandra, est souvent un échec des systèmes de justice à protéger les plus vulnérables.
Les efforts de la gendarmerie ont permis d'isoler un profil ADN masculin qui a été dévoilé par le fichier national automatisé des empreintes génétiques. Cette identification a été cruciale, entamant des démarches pour établir un lien entre le suspect arrêté et le crime.
Une enquête qui redémarre avec force
Le procureur de Nanterre a annoncé l'ouverture d'une nouvelle information judiciaire pour meurtre, et aujourd'hui, cet homme, jusqu'alors sans passé criminel enregistré, est sous incarcération. Les témoins et les proches de Kassandra attendent avec impatience que la lumière soit faite sur son meurtre. Cette affaire met également en lumière le besoin crucial de ressources supplémentaires pour les enquêtes de 'cold case', comme le souligne la juge d'instruction Sabine Kheris, qui a récemment plaidé pour un soutien accru dans la lutte contre l'impunité.
Alors que les proches de Kassandra espèrent le dénouement de cette tragédie, son histoire fait résonner des échos de justice, celle qui, parfois hélas, arrive avec quelques années de retard.







