Le tribunal de Castres (Tarn) a ouvert mardi 7 avril le procès de cinq chefs d'entreprise soutenant le projet d'autoroute A69. Ils sont jugés pour plusieurs charges, dont des dégradations, la diffusion d'informations personnelles et des accusations d'association de malfaiteurs visant des opposants à cette autoroute, des actes survenus en juin 2025.
Salle bondée, les cinq prévenus sont présents
La salle d'audience était pleine, avec des partisans de l'A69 arborant des dossards bleus. Les prévenus ont affirmé qu'ils ne s'étaient pas cachés lors des événements qui leur sont reprochés.
La présidente du tribunal a interrogé les accusés sur leur comportement lors de l'enquête, demandant s'ils avaient collaboré pour tromper les enquêteurs. Un des prévenus a répondu : "C'est pas interdit d'afficher un panneau !" Un autre a exprimé son frustration face aux incertitudes concernant le projet d'autoroute : "On est tous là pour défendre l'autoroute, un jour on nous dit que ça va être annulé, un autre jour non, on en avait ras le bol."
Interrogés sur les préparatifs menant aux dégradations, les prévenus ont eu des réponses ambivalentes, souvent en déclinant toute responsabilité directe. "On s'est dit qu'il valait mieux écrire sur un panneau et l'afficher plutôt que de faire une déclaration", a précisé l'un d'eux. Ce procès met en lumière non seulement le soutien en faveur de l'A69, mais également les tensions croissantes entre entrepreneurs et opposants.
Selon le quotidien La Dépêche, les débats s'annoncent animés alors que la défense tentera de minimiser leur responsabilité dans les événements survenus. Experts et observateurs sur le terrain ne manqueront pas d’analyser cette affaire qui illustre les profondes divisions au sein de la population concernant le projet A69, envisagé comme un axe structurant pour la région mais contesté pour ses impacts environnementaux, comme le souligne France Bleu.
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