Le collectif "Pour que personne ne dorme à la rue" a organisé un rassemblement ce mardi 7 avril devant le service de l'État de la DDETS à Saint-Étienne. Une semaine après la levée de la trêve hivernale, les associations comptent au moins 200 personnes vivant dans la rue, dont 50 enfants, un chiffre alarmant relayé par le collectif.
Les participants, au nombre d'une trentaine, ont exprimé leur mécontentement face à l'inaction de l'État, qui est censé protéger les personnes en situation de vulnérabilité. "Plus de 50 enfants dorment en ce moment dehors à Saint-Étienne", s'indigne l'un des membres, rappelant l'urgence d'agir. Sur la façade du bâtiment, une affiche attire les regards : "À l'école le jour, à la rue la nuit".
Des familles à la rue
La situation est particulièrement préoccupante pour une mère de quatre enfants, dont un bébé de dix mois. Elle explique : "Je dois sortir car ils ont arrêté de prendre en charge notre hébergement. Il est difficile d'être à la rue avec des enfants, mais je n'ai pas le choix, sinon ils peuvent prévenir la police". Les réponses du 115 sont décevantes : plus de places disponibles
Aucune solution immédiate ne semble en vue, et cette mère se tourne vers les associations pour trouver une issue. Jean-François Peyrard, membre du collectif, déclare que l'État a décidé de ne plus intervenir : "C'est inacceptable. Nous avons accès à près de 1000 appartements vacants dans la métropole".
Une crise persistante
La fin de la trêve hivernale a été suivie par un appel à l'action. Le collectif fait remarquer que les décès dans la rue sont plus nombreux durant l'été que pendant l'hiver, comme l'indique un rapport de France Bleu.
Catherine, une des manifestantes, ajoute : "Comment des enfants peuvent-ils suivre une scolarité sereine s'ils dorment dehors?". En réponse aux inquiétudes, une délégation a été reçue par la directrice de la DDETS. Cependant, aucune promesse chiffrée n'a été faite, bien que l'État assure que le budget pour l'hébergement d'urgence est maintenu. Une réunion future impliquant les associations, l'État et la Ville de Saint-Étienne est envisagée, bien que la date reste à déterminer.







