Trois policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) comparaîtront le 7 septembre au tribunal correctionnel de Meaux, en Seine-et-Marne, suite à une violente interpellation filmée, survenue le 16 mars. Ils sont accusés de faux en écriture et de violences contre un homme, Flavel, qui a déposé plainte auprès de l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), comme l'a rapporté 20 Minutes.
La scène dramatique a été capturée par un voisin, révélant des agents en uniforme, armés de flashball et de matraques, s'en prenant à Flavel alors qu'il se dirigeait vers un restaurant. « Vous voulez jouer ? On va vous enculer ! », ont crié les policiers, avant de frapper le jeune homme, qui a ensuite été hospitalisé avec une incapacité totale de travail de dix jours, selon des confirmations apportées par Le Monde.
Un abus flagrant
Les agents sont poursuivis pour violences volontaires, avec des circonstances aggravantes, en raison de leur statut de représentants de l'ordre public. L'un d'eux est également suspecté de falsification de procès-verbal. Flavel, père de famille, a exprimé sa peur après cet incident : « S'il n'y avait pas eu de caméras, je me demande comment ça se serait passé », a-t-il confié à l'AFP.
Les trois policiers ont fait l'objet de mesures de contrôle judiciaire, les empêchant de porter une arme ou d'agir sur le terrain. L'agent accusé de faux a défendu sa position en affirmant qu'il n'avait aucune intention malveillante lors de la rédaction du rapport. L'avocat de Flavel, Me Pierre Brunisso, a exprimé sa satisfaction vis-à-vis des procédures en cours.
Cette affaire alimente le débat sur l'usage de la force par les forces de l'ordre, déjà largement examiné dans d'autres contextes en France. Des experts s'interrogent sur la dérive de certaines pratiques au sein des corps policiers, appelant à des réformes et à une plus grande transparence.







