Sept adolescents, âgés de 14 à 17 ans, ont été présentés au parquet de Libourne ce mercredi alors que l'enquête sur une série d'agressions homophobes dans la région de Blaye progresse, selon le procureur Loïs Raschel.
Les investigations, menées par la gendarmerie de Blaye, révèlent un schéma inquiétant. Les agresseurs, en utilisant l'application de rencontres Grindr, ont réussi à attirer leurs victimes dans un guet-apens, où elles ont été violentées. Les faits se sont déroulés début mars, et il a été constaté que les jeunes filmaient leurs actes de violence, partageant ces vidéos via WhatsApp, ce qui leur a permis d'être identifiés.
Des victimes en chiffres et en témoignages
Les jeunes suspects, originaires du Blayais, semblent avoir eu une justification erronée pour leurs actions. Lors des interrogatoires, certains d'entre eux ont évoqué une volonté de cibler des 'pédocriminels', confondant ainsi homosexualité et criminalité, ajoutent des sources proches de l'enquête. Des agressions ont été reportées dans des localités telles que Saint-Ciers-sur-Gironde et Bourg-sur-Gironde, rendant ce problème encore plus préoccupant.
Actuellement, sept victimes ont été identifiées, mais le procureur encourage d'autres témoins ou victimes à se manifester, dans le but d'éclaircir totalement cette affaire tragique. En conséquence, la communauté LGBTQ+ locale a exprimé une vive préoccupation face à ces événements, appelant à une protection renforcée et à des actions concrètes contre ces violences.
Les élus, dont l'ancien maire Denis Baldès, affichent également leur soutien à la communauté par des gestes symboliques, comme l'élévation d'un drapeau aux couleurs LGBT à l'entrée de la citadelle de Blaye. La mobilisation des associations et la solidarité des habitants soulignent l'impact de ces agressions sur l'ensemble de la ville, révélant ainsi un profond besoin de dialogue et de réconciliation.







