Des inscriptions islamophobes ont été découvertes mardi dernier sur les murs d'une salle communale au Passage d'Agen, juste avant un repas interreligieux prévu. Ces tags ont suscité une réaction immédiate de la part des autorités, notamment du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Dans un message posté sur X, il a qualifié cet acte d'« odieux » et a annoncé l'ouverture d'une enquête pour identifier les auteurs de ces dégradations inacceptables.
« Je condamne fermement cet acte inacceptable. Ne rien laisser passer », a-t-il déclaré, mettant l'accent sur le caractère raciste des inscriptions visant la communauté musulmane. La préfecture du Lot-et-Garonne a également exprimé son indignation, qualifiant ces actes de « graves atteintes au libre exercice du culte » et de menaces pour la cohésion nationale, reporté par La Dépêche.
« Ces tags nous blessent tous »
L’évêque d’Agen, Mgr Alexandre de Bucy, a également réagi en condamnant ces actes inacceptables. Dans un communiqué, il a exprimé son indignation « au nom de toute la communauté catholique du Lot-et-Garonne ». Pour lui, ces inscriptions blessent l'ensemble de la société et non seulement ceux qui pratiquent l’islam. « Ces paroles ne nous arrêteront pas », a-t-il affirmé, encourageant les initiatives de dialogue interreligieux.
Le député de La France Insoumise, Thomas Portes, a également pris position sur X, apportant son soutien à la communauté musulmane et soulignant que de tels actes rappellent l'urgence de lutter contre l'islamophobie qui, selon lui, peut avoir des conséquences tragiques, rappelant par là le meurtre de Aboubakar Cissé, assassiné il y a un an en raison de ses croyances.
Cette affaire souligne l'importance de la cohésion sociale et rappelle aux élus et à la société civile que la lutte contre la haine doit rester une priorité nationale, sans relâche.







