Dans la nuit du 28 au 29 avril, plusieurs véhicules ont été ravagés par les flammes devant le palais de justice d'Alençon, dans l'Orne. Des inscriptions ciblant le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, ont été retrouvées sur les murs environnants.
Kévin de Amorim, un habitant de la région qui a été témoin de l'incendie, témoigne des événements : "J'ai entendu des explosions. Je pense que c'était les pneus... C'était impressionnant, une colonne de fumée s'élevait au-dessus du tribunal judiciaire". Il a filmé les flammes se propageant d'un véhicule à un autre, ainsi que l'intervention rapide des pompiers. Selon les déclarations du procureur, deux individus ont été arrêtés, dont un mineur, tous deux connus des forces de l'ordre et originaires de la région parisienne.
Une réaction à la lutte contre le narcotrafic ?
Les motivations derrière cet acte demeurent floues. Toutefois, le lieu de l'incendie soulève des interrogations quant à une possible attaque ciblée contre la justice. Des graffitis, notamment le nom de Gérald Darmanin et les lettres "QCLO", évoquent un quartier de haute sécurité d'une prison proche, spécialisée dans la détention des narcotrafiquants les plus dangereux. Hervé Tourmente, préfet de l'Orne, indique : "Cela fait référence à la lutte contre le narcotrafic menée par le gouvernement. Ce ciblage montre que nous sommes sur la bonne voie".
La vidéosurveillance a permis d'identifier rapidement les suspects, et des bombes de peinture ont été retrouvées dans leur véhicule, témoignant d'une préparation minutieuse pour cet acte. L'enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de cet événement.







