La CFDT apporte son soutien aux deux syndicalistes de la CGT contre lesquelles le conseil départemental veut mener une action en justice pour diffamation.
Lors de sa dernière réunion, lundi 27 avril 2026, le conseil départemental des Deux-Sèvres a décidé d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de Karine Olivier et Sandrine Fournier, deux syndicalistes de la CGT. Le Département les accuse d’avoir formulé des propos diffamatoires dans un article de La Nouvelle République publié le 5 mars 2026, où elles critiquaient vivement la politique de la collectivité en matière de protection de l’enfance.
Cette situation a suscité une vague de soutien, y compris de la part de La France insoumise, qui a manifesté son appui aux deux syndicalistes. Dans un communiqué du 29 avril, la CFDT a également marqué son soutien, affirmant avoir signalé des alertes similaires concernant la protection de l’enfance. Le syndicat dénonce cette action qu’il considère comme une forme de procédure-bâillon, visant à museler les voix critiques au lieu d’aborder les véritables enjeux soulevés.
La CFDT appelle le Département à faire marche arrière
La CFDT appelle le conseil départemental à statuer sur la nécessité de cette action en justice, arguant que cette situation pourrait créer un dangereux précédent. Comme le souligne un responsable syndical, « Ce que subit aujourd’hui la CGT pourrait demain toucher n’importe quelle organisation. Si une collectivité peut intenter une action contre un syndicat pour avoir exercé son rôle, cela compromet gravement le dialogue social. Cela fragilise la capacité à défendre les agents et les usagers des services publics ». Ce point de vue est soutenu par des experts en droit du travail, qui appellent à une réflexion profonde sur les implications d'une telle démarche.







