La police a catégoriquement qualifié l'agression de « terroriste ». Deux hommes juifs ont été blessés dans une attaque à l’arme blanche qui a eu lieu mercredi à Golders Green, un quartier du nord de Londres. L’incident a suscité des réactions vives au sein de la communauté juive, ainsi que des déclarations officielles du gouvernement britannique. Ce qui est à la fois mystérieux et troublant, c’est le profil du suspect et les implications de cet acte dans le contexte plus large des violences antisémites.
Que s’est-il passé mercredi ?
Un homme a attaqué deux victimes dans le quartier de Golders Green. Les premiers témoins, membres de Shomrim North West London, ont immédiatement intervenu pour maîtriser le suspect avant que les forces de l'ordre ne le neutralisent avec un taser. Les deux hommes blessés, âgés de 34 et 76 ans, ont été hospitalisés et leur état est jugé stable.
Cette agression survient dans un climat déjà tendu, marqué par une série d’incendies antisémites qui ont ciblé des synagogues dans plusieurs zones de la ville, augmentant la peur au sein de la communauté, déjà traumatisée par un précédent attentat à Manchester en octobre, qui avait coûté la vie à deux personnes.
Qui est le suspect ?
Le suspect, un Britannique de 45 ans d'origine somalienne, a été appréhendé pour tentative de meurtre. Selon les autorités, il possède un passé lourd en matière de violence et souffre de problèmes psychologiques. Un groupe, jusqu’alors peu connu, nommé « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiyya » (Hayi), a revendiqué cette attaque, la qualifiant d'action de leurs « loups solitaires ». Les experts, comme souligné par l'Institut for Strategic Dialogue, mettent en garde contre ce groupe qui semble n’être qu’une façade pour des stratégies antérieures des milices pro-Iran.
Qu’a annoncé le gouvernement britannique ?
Face à la montée des inquiétudes, le Premier ministre Keir Starmer a exprimé lors d'une réunion à Downing Street, son souci face à l'angoisse palpable de la communauté juive. Le gouvernement va renforcer la présence policière et a annoncé un investissement de 25 millions de livres (environ 28,8 millions d'euros) pour améliorer la sécurité. De plus, une législation est en préparation pour cibler les organisations pouvant agir pour le compte d'États étrangers.
Quelle a été la réaction de la communauté juive ?
Le rabbin Ben Kurzer a évoqué des lacunes dans les efforts pour combattre la haine grandissante, tandis que le grand rabbin Ephraim Mirvis a alerté que les simples mots de condamnation ne suffisent plus. Le ministère israélien des Affaires étrangères a également déclaré que Londres ne pouvait plus feindre que tout était sous contrôle. Ce climat de peur et d'incertitude appelle à une action immédiate de la part des autorités.







