Cette semaine, à Nice, deux individus, jugés proches de l'extrême droite, ont été interpelés suite à des actes de violence survenus lors d'une manifestation contre l'élection d'Éric Ciotti (UDR-RN) à la mairie. Selon le procureur de Nice, Damien Martinelli, ces arrestations soulèvent d'importantes préoccupations concernant la montée de la violence liée à des idéologies extrêmes.
Les suspects, âgés d’une vingtaine d’années et déjà condamnés pour des faits similaires, font face à des accusations de violences aggravées, d'association de malfaiteurs et d'infractions relatives aux armes. Ils devront comparaître rapidement devant la justice.
Les événements se sont produits le 23 mars 2026, juste après l'élection d'Éric Ciotti. Lors d'un rassemblement organisé par la CGT spectacle, un groupe d'environ vingt personnes, habillées de noir et certaines cagoulées, a attaqué les manifestants. Cette agressivité préoccupe tout particulièrement les responsables politiques.
Des objets liés à Aquila Popularis, un groupuscule niçois d'extrême droite
Les enquêtes ont révélé que l’un des suspects, âgé de 21 ans, avait déjà été identifié comme l’auteur de violences le 1er février dernier dans le Vieux Nice. Lors de perquisitions, les policiers ont découvert des articles associés à Aquila Popularis, un groupe d'extrême droite local. Les saisies incluent un poing américain pour l’un, et pour l’autre, un arsenal comprenant une matraque télescopique et des objets à connotation nazie, justifiant que c’était une collecte.
Malgré leurs liens avec Aquila Popularis, les hommes ont nié leur affiliation formelle au groupuscule. Le plus jeune a même présenté sa participation comme celle d’un supporter de l’OGC Nice.
Une montée en puissance d'Aquila Popularis
Les deux prévenus admettent leur présence lors de la manifestation, arguant que leur intention était juste de « faire peur » aux manifestants. Toutefois, les investigations montrent une montée en puissance d'Aquila Popularis, qui a investi dans des initiatives récentes comme l'ouverture d'un local secret et l'organisation d'hommages à des figures controversées.
Des élus de gauche, méfiants face à cette montée de l’extrême droite, avaient déjà exprimé leurs inquiétudes à propos d'une réunion en hommage à Albert Spaggiari, résistante historique, qualifiant ce groupuscule d'« inacceptable » à Nice. La ville est désormais en alerte avec des rassemblements prévus, comme celui organisé en l'honneur de Jeanne d'Arc, exposant un besoin urgent de vigilance face à la radicalisation.







