La cour d'assises de Cayenne a prononcé, le 5 juin, une sentence de trente ans de réclusion criminelle à l'encontre de Dane Langhorne, reconnu coupable en son absence du meurtre tragique de la Bordelaise Alicia Faye. Sa famille, par l’intermédiaire de Bernard Faye, émet des sentences de douleur plutôt qu’une satisfaction face à ce verdict.
« Je ne pardonnerai jamais. Nous, nous avons pris perpétuité, mais je n’ai pas de haine non plus », a déclaré Bernard, père d’Alicia. Cette déclaration soulève la question de la justice et de son efficacité quand le principal accusé est en fuite. Alicia Faye, 25 ans, a été retrouvée morte d'une balle dans la tête, moins de 24 heures après son arrivée à Cayenne pour une mission tragique en tant que « mule » pour un réseau de trafic de cocaïne.
Des traces de sang de la victime ont été retrouvées dans le véhicule de Langhorne, établissant ainsi son implication. Ce dernier, en fuite au Guyana, échappe à la justice française, tandis qu’un mandat d’arrêt international a été délivré à son encontre. L’avocate générale, Gisèle Auguste, a souligné que sa culpabilité était sans équivoque.
En parallèle, la compagne de Langhorne, également impliquée dans cette sombre affaire, a été condamnée à six ans de prison pour le vol des effets personnels de la victime, ajoutant au choc émotionnel ressenti par la famille Faye.
Flaviano Makkai, considéré comme le chef du réseau de trafic, a quant à lui été acquitté des accusations de complicité de meurtre. Lors des audiences, il a commenté : « Personne ne mérite de mourir pour 20 000 euros ». Ces mots ne font qu'accentuer le flou et la frustration qui planent autour de cette affaire, surtout en l'absence de Langhorne.
La défense de la famille Faye, représentée par Maître Michael Beulque, met en lumière le véritable tragique en déclarant : « Il y a de la frustration pour M. Faye, car la vérité, on ne l’a pas ». Alors que des éléments nouveaux n’ont pas émergé, l'absence de Langhorne rend la quête de justice encore plus ardue.







