Mercredi 24 juin, peu après 20h20, un pan considérable de roches – environ 2000 m³ – s’est détaché de la falaise située sous le phare de Biarritz. Au moment de l'incident, trois plongeurs se trouvaient à proximité. L’un d’eux a réussi à rejoindre la plage sain et sauf, mais en état de choc.
Un vaste dispositif de secours a immédiatement été mis en place. Des sauveteurs en mer, des plongeurs et un hélicoptère de la gendarmerie se sont mobilisés pour tenter de retrouver les deux autres plongeurs. Vers 22h20, le corps d’une femme de 33 ans a été repêché, tandis que son partenaire de 34 ans restait introuvable au moment de l’interruption des recherches, peu avant 22h45.
Un site à haut risque
Les opérations ont pu reprendre le lendemain matin, mais les conditions étaient particulièrement difficiles. Selon le capitaine Bernard Leugé, qui coordonne les recherches, il a été nécessaire d’élargir la zone de recherche de 100 mètres pour garantir la sécurité des secouristes, en raison de l’instabilité persistante de la falaise. « Nous savons qu’un bloc de 800 à 1000 m³ pourrait encore s’effondrer », a-t-il précisé.
« La question n’est pas de savoir si la falaise va tomber, mais quand elle va s’effondrer », a déclaré un expert en géologie local.
Pour accéder à des zones désormais inaccessibles, un drone subaquatique a été déployé. Les recherches ont dû faire face à un environnement totalement modifié par l'éboulement, avec de nombreux blocs flottants et une visibilité limitée sous l'eau.
Les connaisseurs du littoral soulignent que l'éboulement concerne le secteur du cap Saint-Martin, près du phare. En effet, les 2000 m³ de roches se sont détachés à proximité d'une falaise surplombant la plage de Bernain, une zone à 40 mètres de hauteur, illustrant les dangers qui guettent des lieux prisés.
Une histoire de tragédies passées
Les incidents liés à l’érosion de la falaise ne sont pas nouveaux. Plusieurs événements marquants ont eu lieu dans le passé. En décembre 1965, l’éboulement d’une portion de la falaise avait déjà causé des dégâts matériels considérables sans faire de victimes. En 1999, un effondrement avait emporté une partie du jardin d'une villa, et d'autres incidents ont suivi, accentuant la précarité de la zone.
Aujourd'hui, ce tragique événement marque une nouvelle étape, puisque c'est la première fois qu'un tel incident entraîne des pertes humaines depuis plusieurs années. Le cap Saint-Martin, malheureusement, a également vu d'autres drames, comme celui de janvier 2014, lorsque un couple a été emporté par des vagues violentes.
Recherches et hommage
Le 25 juin, malgré tous les efforts menés, les recherches pour retrouver le plongeur disparue restaient infructueuses. Les autorités ont décidé d'engager des moyens supplémentaires pour intensifier les opérations. Le maire de Biarritz, Serge Blanco, a rendu un hommage vibrant à ce couple : « Ils vivaient leur passion, tant pour l'un que pour l'eau. »







