Les querelles internes au sein des Écologistes continuent de faire des vagues, particulièrement autour de la candidature de Marine Tondelier. Mercredi, des opposants à la secrétaire nationale ont réclamé un conseil fédéral extraordinaire pour le 30 juin afin de discuter de la stratégie présidentielle et de soumettre leurs préoccupations au vote.
Le Conseil statutaire du parti a annoncé que la consultation prévue pour début juillet sur la présidentielle est considérée comme “irrégulière” mais pourrait être requalifiée en “enquête d'opinion interne”, sans valeur décisionnelle. Cette étape vise à obtenir des retours des militants sans engager le mouvement dans un processus décisionnel officiel. Les membres du parti, selon cette décision, pourraient ainsi se prononcer sans contraintes.
Les opposants estiment que la situation n’est guère satisfaisante, soulignant que le bureau politique n’est pas en mesure de convoquer une telle consultation qui devrait être du ressort du Conseil fédéral, comme le rapporte Le Monde. Ils pointent également du doigt la formulation des questions qui influencent le sens des réponses, mettant en avant une préférence pour une primaire de gauche, suivie de la poursuite de la campagne autour de Tondelier.
Dans sa déclaration, le Conseil statutaire a rappelé que “le Bureau politique ne peut se substituer au Conseil fédéral pour engager le mouvement dans un processus de vote direct”, consolidant l’idée que cette consultation doit rester indicative. En conséquence, elle ne pourra pas imposer d’orientation stratégique au sein du parti.
Les adversaires de Tondelier se réjouissent de voir que leur voix sera, à terme, entendue, soulignant que la direction du parti ne peut ignorer l’opinion de ses adhérents. Néanmoins, ils appréhendent une évaluation biaisée, garantissant que la direction conteste tout risque qu'une consultation de ce type soit confondue avec une décision. “C'est crucial d'avoir l'avis des adhérents sur la stratégie 2027”, affirme un membre de la direction, insistant sur le fait que Marine Tondelier s’est engagée à respecter le choix des militants, peu importe la terminologie utilisée.
À ce stade, la direction reste confiante que les opposants ne représentent pas une majorité au sein du Conseil fédéral, minimisant l’impact de leurs revendications sur la formulation de la question posée aux militants et sur le processus de vote à venir.







