Le conseil municipal du 24 juin à Saint-Médard-en-Jalles a été marqué par un débat autour de la gestion budgétaire du centre communal de santé. Le groupe Rassemblement national (RN), par la voix de Patrice Licata, a soulevé des préoccupations concernant des subventions de 70 000 euros, la refacturation de dépenses et la provenance de la patientèle. Malgré un résultat excédentaire de 69 385 euros pour l'exercice 2025, des interrogations subsistent quant à la transparence des comptes municipaux.
Depuis son ouverture à la fin de 2023, le centre communal a suscité de nombreux échanges. Lors du dernier conseil, Licata a interpellé le maire sur la véracité des informations financières, notamment en demandant si la participation municipale annoncée avait été effectivement versée. Ce dernier a précisé que bien que cette somme ait été inscrite par précaution, elle n’a pas été débloquée, le budget étant excédentaire. En plus, l’Agence régionale de santé (ARS) a contribué avec une aide de 65 000 euros.
Des consultations en forte hausse
Le centre a enregistré plus de 17 910 consultations, offrant des services variés allant des soins de médecine générale au soutien psychologique. Le maire, Stéphane Delpeyrat-Vincent, a défendu le modèle de ce centre, soulignant qu'il n'était pas en compétition avec le secteur privé. « À sa création, 20 % de la population n’avait pas de médecin traitant », a-t-il rappelé.
Licata a également évoqué la nécessité de refacturer les coûts associés à l'utilisation des locaux. Le maire a rétorqué qu'imposer un loyer à des services municipaux serait illogique, prenant l'exemple de la police municipale. « Les médecins du centre sont des employés communaux, ce n’est pas un service privatisé », a-t-il insisté.
Une population majoritairement servie
En abordant la question de la patientèle, le maire a précisé que 81 % des usagers sont des Saint-Médardais, tandis que 10 % proviennent de Saint-Aubin. Les autres viennent des communes voisines comme le Taillan-Médoc et Eysines. Selon lui, les inquiétudes concernant la répartition de la patientèle sont infondées.
Ce débat met en lumière des enjeux importants concernant la gestion des budgets municipaux et l’accès aux soins dans les communes. Alors que le Rassemblement national cherche plus de transparence, la ville de Saint-Médard-en-Jalles défend ses décisions et l’intérêt de ses services de santé publics.







