La justice a estimé sans fondement la plainte pour diffamation déposée par le Département contre deux syndicalistes. « On ne protège pas les enfants en intimidant ceux qui alertent », a déclaré François Charron de LFI 79.
« Nous avons depuis toujours dénoncé une manœuvre d'intimidation. Les syndicalistes ne sont pas responsables du scandale, mais ont simplement participé à une alerte légitime », a réagi LFI dans les Deux-Sèvres suite au jugement du tribunal judiciaire de Niort, qui a annulé la plainte du Département contre Karine Olivier et Sandrine Fournier.
La collectivité présidée par Coralie Dénoues (divers droite) a engagé cette procédure à la suite de critiques concernant la gestion de l'Aide sociale à l'enfance, des propos rapportés par La Nouvelle République le 5 mars 2026.
Un rejet qui interpelle
« Répondre à une crise sociale et institutionnelle par des plaintes n’est pas la solution. Nous devons protéger ceux qui alertent plutôt que de les museler », a ajouté François Charron. « Il est temps de redéfinir notre cadre d'action : renforcer les services de protection des enfants, recruter et former des professionnels, et quitter les logiques mercantiles ».
Le 27 avril 2026, lors d'une séance publique, la majorité de Coralie Dénoues a voté pour le dépôt de la plainte. L'opposition a quitté la salle en signe de protestation. La justice a finalement décidé de rejeter la plainte en raison d'un vice de forme.







