Le Conseil de l’Ordre des avocats d’Avignon a décidé d’organiser une journée de mobilisation, désignée sous le nom de "Justice pénale morte". Cette initiative est programmée pour le 29 juin 2026, un événement qui se déroulera simultanément dans toute la France. Cette date coïncide avec le retour à l’Assemblée nationale d’un projet de loi crucial concernant la justice criminelle, plus communément appelé la loi SURE. Bien que certaines avancées aient été enregistrées, le texte suscite encore de fortes inquiétudes.
« Il ne se passera rien. » Ces mots résument l’ambiance qui régnera durant cette journée pour les 340 avocats du barreau d’Avignon, comme l'affirme leur bâtonnier, Anne-Cécile Dubois. Selon elle, tous les dossiers en correctionnelle seront renvoyés et les audiences civiles, y compris celles aux prud’hommes, également. La sélection de cette date est loin d’être anodine, car elle coïncide avec le retour à l’Assemblée du projet de loi contesté.
Des articles qui ne passent toujours pas
Il y a peu, sous la pression croissante générée par la situation actuelle, aggravée par l'affaire Lyhanna, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a décidé d'abandonner le "plaider-coupable" dans le cadre de son projet de loi sur la justice criminelle, une mesure qui était au cœur de ses réformes. Son entourage a déclaré à l’AFP : Ce n’est pas le moment (de faire cette réforme) dans le contexte politique. Toutefois, selon l’avocate vauclusienne, Même si cet article est retiré, tous les autres restent en vigueur. Ces préoccupations engendrent un climat de défiance au sein de la profession juridique et soulignent l’urgence d’un dialogue constructif autour des réformes judiciaires. La mobilisation vise, entre autres, à faire entendre la voix des avocats et à rappeler l’importance d’une justice efficace pour tous.







