Inquiétude grandissante autour des livraisons illicites à la prison de Besançon

Des riverains inquiets face aux jets de colis dans la prison de Besançon.
Inquiétude grandissante autour des livraisons illicites à la prison de Besançon
Les surveillants constatent de nombreux vols au dessus de la maison d'arrêt de Besançon. © Radio France - Marie Maison

La sécurité à la maison d'arrêt de Besançon est remise en question après des événements récents, notamment l'acheminement d'une arme à feu par drone à Lons-le-Saunier. Les riverains de l'avenue Georges Clémenceau expriment leur inquiétude alors que les livraisons de colis se multiplient.

Un habitant, qui préfère garder l'anonymat, témoigne : "Depuis mon balcon, je peux voir des jeunes qui s'introduisent dans notre quartier, longeant les garages pour lancer des colis sur le terrain de sport de la prison. Ils les alourdissent avec des sacs plastiques afin de les projeter par-dessus le mur qui fait six mètres de haut."

Les occupants des environs découvrent fréquemment des colis contenant de la nourriture, des objets divers tels que des brosses à dents, mais aussi des drogues. De jeunes adolescents sont souvent ceux qui effectuent ces livraisons illégales. Un couple de locataires rapporte avoir vu les livreurs grimper sur leur garage, dégradant ainsi la toiture au passage. L’un des voisins, ayant tenté de faire cesser ces actes, a même été agressé.

Pour faire face à ce fléau, les riverains demandent depuis cinq ans l'installation d'un filet horizontal pour prévenir ces envois illicites. Les surveillants de la prison, selon des témoignages, n'interviennent pas de manière significative. "Les gardiens ne désirent pas d'affrontement, alors ils laissent faire," déclare un résident. Ce manque d'action pourrait être attribué à un sous-effectif, avec un taux de remplissage atteignant 160% au sein de l'établissement.

Les syndicats de surveillants, comme l'UFAP-UNSA, appellent également à des solutions, suggérant l’installation de filets pour contrer ces envois, nécessitant des fonds importants pour procéder aux installations nécessaires. "Il est urgent d’agir pour améliorer la sécurité,” plaide Christophe Vernerey, surveillant et représentant syndical.

La situation est d'autant plus délicate que le bâtiment C, abritant 120 détenus, est en état de délabrement avancé, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité des personnes incarcérées. Les associations et les experts soulignent la nécessité d’une réforme du système pénitentiaire en France pour éviter de tels incidents et améliorer les conditions de détention.

En conclusion, les riverains de Besançon, soutenus par des syndicats et des experts, espèrent des mesures concrètes pour mettre un terme à cette problématique, qui menace à la fois la sécurité publique et l’intégrité du processus pénitentiaire.

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