Le 12 juin 2024, Françoise Boutteaux, 73 ans, avait disparu sur l’île de Sikinos après une randonnée avec son amie, Marie-Pierre Arfel. Les tests ADN, menés par l'avocat de la famille, Me Didier Seban, ont confirmé que les ossements retrouvés en décembre dernier sont bien ceux de la septuagénaire, selon des informations relayées par le Parisien.
Les analyses ont révélé que les restes, découverts près d’un chemin de randonnée, étaient accompagnés d’effets personnels, dont son passeport. "Nous attendons maintenant l'autopsie pour clarifier les circonstances de sa mort", a déclaré l’avocat, notant que Marie-Pierre Arfel reste introuvable.
Une randonnée fatale?
Le jour de sa disparition, Françoise avait envoyé une photo à son hôtel, ce qui laissait penser qu'elle avait rencontré un incident. D'après ses proches, l'absence de nouvelles de ses amies depuis ce jour reste préoccupante. "Les enquêteurs ont relancé l'enquête après un an et demi sans avancées", a commenté Me Seban, ajoutant que les ossements avaient été trouvés par des chasseurs en contrebas d’une route battue.
Le fils de Françoise, Frédéric Gille, a exprimé son sentiment mitigé : "C'est un soulagement tragique; nous pouvons enfin envisager un enterrement", tout en déplorant le manque de communication des autorités grecques, qui n’ont pas contacté la famille lors de la découverte des restes.
La lente quête de réponses
Les proches de Marie-Pierre Arfel continuent d'espérer des nouvelles. "C'est ambigu. Bien que la famille de Françoise puisse faire son deuil, nous nous attendions à davantage de réponses", ont témoigné des amies de Marie-Pierre. "Nous espérions que cette découverte relancerait les recherches, mais cela n’a pas été le cas", ont-elles ajouté, impatientes de retrouver des réponses concernant la disparition de leur amie.
Des questions demeurent
Ce qui est arrivé le 12 juin reste flou. La chaleur extrême, atteignant 44 °C, soulève des interrogations sur les conditions de la randonnée. Les proches de Marie-Pierre, sceptiques face à la thèse d'un accident, pointent des incohérences dans l'hypothèse d'une chute.
Justine Michaux, la nièce de Marie-Pierre, a révélé que des documents avaient été consultés sur le téléphone de sa tante après sa disparition, suscitant plus de mystères. "Certaines informations ne s'affichaient pas, ce qui est troublant", avait-elle noté, décrivant des éléments qui jettent le doute sur le récit officiel.
Alors que les familles cherchent des réponses, l'autopsie de Françoise Boutteaux pourrait apporter des éclaircissements cruciaux aux circonstances de cette disparition tragique et aux mystères qui l'entourent.







