Une enquête pour coups mortels aggravés a été ouverte par la justice afin d'éclaircir les événements tragiques qui ont conduit au décès de Quentin, un jeune homme de 23 ans, le jeudi soir dernier.
Au lendemain de l'annonce de la mort de Quentin, relayée par le parquet, de nombreuses interrogations émergent concernant les circonstances précises de l'incident ayant frappé ce militant nationaliste à Lyon, survenu en marge d'une conférence animée par Rima Hassan, députée européennes de LFI.
Que s'est-il vraiment passé devant Sciences-Po Lyon ?
Jeudi, une conférence de la députée Rima Hassan se tenait à l’IEP de Lyon dans le 7e arrondissement. Vers 18 heures, un groupe de militantes du collectif féministe d’extrême droite, Némésis, protestait à l'extérieur. Selon leurs témoignages, les agresseurs ont commencé à frapper vers 18h40, entraînant une échauffourée où une vidéo diffusée sur X montre clairement l'une des femmes étant brutalement projetée à terre.
Les membres du groupe identitaire, y compris Quentin, auraient été incapables d'intervenir selon les affirmations du collectif, car ils auraient été submergés par un groupe d'environ trente antifascistes. C’est dans ce flou que Quentin a été attaqué et grièvement blessé. Les secours ont été appelés vers 19h40, alors que la victime se trouvait à 2 kilomètres du lieu de l'incident., selon des journalistes de TF1.
Comment Quentin est-il mort ?
Un enregistrement amateur, partagé par TF1, présente une scène où trois hommes sont attaqués par un groupe d'individus. Tandis que deux fuient, le troisième, inanimé, reste sur le sol. Les circonstances de cette agression soulèvent des doutes : s'agissait-il d'une rixe entre deux groupes ou d'une attaque préméditée ? Un témoin a expliqué à TF1 qu'il y avait clairement deux factions s'affrontant.
Selon l'avocat de la famille de Quentin, Fabien Rajon, "cela ressemble à un guet-apens bien orchestré, avec des individus préparés et masqués, à la recherche d'approximations préalables. Cela ne peut être qualifié que de crime", souligne-t-il. Le parquet de Lyon a ouvert une enquête, élargissant les charges aux coups mortels aggravés, en plus des violences constatées.
Qui est Quentin ?
Les circonstances de la présence de Quentin près de Sciences-Po ce jour-là soulèvent des questions. Némésis affirme qu'il était là pour défendre leurs membres, une version contestée par l'avocat de la famille, qui soutient qu'il prônait un "militantisme pacifique" et n'a jamais eu de problèmes avec la loi auparavant.
Quentin militait au sein de l'Action française, mouvement royaliste d'extrême droite, également impliqué dans des activités paroissiales avec la Fraternité Saint-Pierre, comme le confirme le Parisien.
Qui sont les agresseurs de Quentin ?
À ce jour, l'identité des agresseurs reste inconnue. Le collectif Némésis met en cause un membre de la Jeune Garde, un groupe antifasciste actif à Lyon, en insinuant son implication dans l'agression. En parallèle, Raphaël Arnault, député LFI, s'est exprimé sur Twitter, déclarant son "horreur et dégoût" face à la situation, tout en évitant de répondre aux accusations visant son collaborateur.







