Quentin, un militant nationaliste de 23 ans, est malheureusement décédé samedi des suites d'une agression sévère survenue jeudi dernier à Lyon, lors d'une conférence de Rima Hassan, eurodéputée LFI, à Sciences-po. Suite à cet événement tragique, la famille a exprimé son désir de voir les faits requalifiés en « meurtre en bande organisée » dans une interview accordée à RTL.
Des appels à des rassemblements ont fleuri partout, notamment à Paris où une réunion est prévue à 16 heures, place de la Sorbonne, pour rendre hommage à Quentin. À Angers, une manifestation a déjà eu lieu samedi, réunissant environ 80 personnes qui ont exprimé leur soutien tout en tenant une pancarte affirmant que « l’antifascisme tue », comme le rapporte Ouest-France. Malgré quelques tensions, la manifestation s'est déroulée calmement sous l'œil vigilant des forces de police.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a émis un appel à la prudence, demandant aux préfets de redoubler de vigilance autour de manifestations politiques et des permanences électorales.
Enquête ouverte pour « coups mortels aggravés »
Emmanuel Macron, après avoir appris la nouvelle, a demandé un « calme plein de retenue » et a affirmé que les auteurs de cet acte de violence doivent être condamnés. Actuellement, le parquet a ouvert une enquête pour « coups mortels aggravés », en plus d'autres charges potentielles, mais la famille de Quentin prévoit d'explorer des qualifications criminelles plus sévères.
Me Fabien Rajon, l'avocat de la famille, a été très clair sur RTL dimanche matin, insistant sur le fait que les aides de Quentin réclament que l'incident soit requalifié en « meurtre en bande organisée ». Selon lui, les faits ne peuvent être réduits à une simple rixe, il s'agit d'un lynchage orchestré par des individus bien entraînés, souvent en cagoule.
La famille appelle au calme
Dans un contexte déjà chargé, la famille de Quentin a demandé par la voix de son avocat à ce qu'il y ait calme et compréhension. « Quentin n'était pas violent. Ses idées, il les abordait pacifiquement », a souligné Me Rajon sur RTL. Les circonstances exactes de l'agression restent floues, ainsi que l'identité des assaillants. Vendredi, le parquet avait déjà mentionné qu'il était impératif de déterminer le contexte et les circonstances précises de ces faits.
Un extrait de vidéo diffusée par TF1, montrant des hommes lors de l'agression, ne fait qu'ajouter à la tension ambiante. Selon le collectif Némésis, proche de la droite radicale, Quentin aurait été agressé alors qu'il faisait partie du dispositif de sécurité pour ses camarades d'une manifestation.
Depuis cet incident, plusieurs permanences LFI ont été vandalized dans différentes villes, notamment Paris, Rouen et Lille, suscitant une réponse énergique de l'intérieur du mouvement, où Jean-Luc Mélenchon a incité à la vigilance. Cette tragédie, qui illustre des questions plus larges relatives à la violence politique, continue de faire résonner des échos dans tout le pays.







