Une enquête pour coups mortels aggravés a été ouverte samedi 14 février après la mort de Quentin, 23 ans, victime d’une violente agression à Lyon le jeudi précédent. Ce jeune étudiant faisait partie du collectif Némésis, un groupe lié à l’extrême droite, participant à une manifestation près de l’IEP de Lyon.
« À Lyon, Quentin a subi une violence inacceptable. Je pense à sa famille et à ses proches en ces moments terribles. Aucune idéologie ne peut justifier un meurtre », a écrit Emmanuel Macron sur X, suite à l’annonce du décès par le parquet de Lyon.
Quentin a trouvé la mort après une violente confrontation survenue lors d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à l’Institut d’Études Politiques de Lyon. Selon des sources, Quentin était un membre du service d’ordre, chargé de la sécurité de militants de son collectif, qui se manifestaient contre cette conférence.
Un communiqué du parquet précise que l'enquête met en lumière des « échauffourées entre extrêmes », ce qui est devenu commun dans le centre de Lyon. Le collectif a affirmé que Quentin faisait partie de l’équipe de sécurité et qu’il avait été violemment attaqué par un groupe d’« antifas ». Ce dernier aurait été « lynché », avec des témoins rapportant une scène de brutalité extrême.
Les circonstances du drame
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent une rixe entre des militants, dressant un tableau alarmant de la situation. Les pompiers ont secouru Quentin et un ami, gravement blessés, près de deux kilomètres de l'IEP, ajoutant à l'horreur du récit.
Quentin : un jeune homme aux convictions pacifiques
D’après l’avocat de la famille, Me Fabien Rajon, Quentin n’était « ni un agent de sécurité, ni affilié à un quelconque service d'ordre ». C’était un étudiant passionné par les mathématiques, le tennis, et engagé dans la vie de sa communauté. Son avocate le décrit comme un jeune homme prônant un militantisme pacifique, à jamais en dehors des conflits violents.
Il a été qualifié de victime d’un « guet-apens », orchestré par des individus organisés et armés. « Ces actes relèvent du crime s’ils sont confirmés par l'enquête », a précisé Me Rajon.
Les agresseurs
Selon Némésis, parmi les agressions se trouverait un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, soupçonné d’appartenir à un groupe antifasciste dissous pour ses agissements violents. Rima Hassan a quant à elle clamé ne travailler qu’avec un service d’ordre pacifique et non impliqué dans cet événement tragique.
Où en est l’enquête ?
L’enquête, confiée à la direction interrégionale de la police, a été étendue au chef de « coups mortels aggravés ». Des nombreux témoignages ont été recueillis, et les circonstances de l’agression restent à éclaircir.
Les réactions politiques
Le climat politique a été marqué par une unanimité de condamnation. Le président de LR, Bruno Retailleau, a dénoncé la responsabilité de « l’extrême gauche » dans la montée de la violence. D’autres, comme Marine Le Pen, ont appelé à une justice stricte pour les personnes impliquées.
Récemment, des événements de violence ciblant la France insoumise ont eu lieu, ce qui a conduit le ministre de l’intérieur à alerter les préfets pour augmenter la sécurité lors des rassemblements.
Un hommage à Quentin s’est tenu à Angers, et d’autres manifestations sont prévues à Montpellier et Paris, témoignant d’un élan de solidarité face à cette tragédie.







