La Marine nationale a récemment intercepté 2,4 tonnes de cocaïne en haute mer en Polynésie française en partenariat avec les États-Unis. Cette saisie porte à presque 12 tonnes la quantité totale de drogue arrêtée dans la région en un mois.
Ce jeudi, lors d'une opération conjointe avec un avion Falcon Gardian, les forces armées ont saisi 100 ballots de cocaïne, et cette initiative s'inscrit dans une série de trois saisies majeures ayant eu lieu dernièrement. Selon des rapports de Le Parisien, ces opérations ont permis de retirer de la circulation entre deux et cinq tonnes de cocaïne sur des navires, en plus d'une saisie ponctuelle de 473 kg dans un conteneur au port de Papeete.
Il est important de noter que ces stupéfiants ne sont pas destinés à la Polynésie, mais sont principalement en transit entre les pays producteurs d'Amérique latine et les consommateurs du Pacifique, tels que l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Comme pour les précédentes occasions, la drogue a été anéantie en mer.
Les navires relâchés
« Selon les normes du droit international et en coordination avec le parquet de Papeete, le navire et son équipage ont repris leur route », a mentionné le communiqué du Haut-Commissariat. Cette décision, bien que controversée, vise à concentrer les ressources judiciaires sur des cas plus proches de la Polynésie.
Cette pratique a suscité des critiques en Australie par le passé, mais le parquet de Papeete préfère laisser le traitement de telles affaires aux nations d'origine ou aux destinations de la drogue, tout en maintenant une surveillance sur les navires contrôlés.
Cette opération a été soutenue par la gendarmerie nationale, l'Office Français Anti Stupéfiants (OFAST) et des agences gouvernementales américaines, illustrant ainsi un effort international concerté pour lutter contre ce fléau.







