La situation à Gaza se dégrade alors que la Défense civile locale annonce que des frappes israéliennes ont causé la mort de 12 personnes dimanche. L'armée israélienne a justifié ces attaques comme une réponse à une "violation flagrante" du cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.
Israël et le mouvement palestinien Hamas s'accusent mutuellement de transgresser les termes de cette trêve, qui a été établie après des mois de conflit intense. Selon la Défense civile, sous l'autorité du Hamas, une frappe a ciblé une tente de déplacés dans le secteur de Jabalia au nord de Gaza, faisant cinq victimes, tandis qu'une autre attaque à Khan Younès a également causé cinq morts. Deux autres personnes ont péri à Gaza-ville et Beit Lahia.
Les hôpitaux al-Chifa à Gaza-ville et Nasser à Khan Younès ont confirmé avoir accueilli sept corps. Ossama Abou Askar, un habitant de Jabalia, a partagé sa douleur avec l'AFP, déclarant que "Israël ne comprend pas ce qu'est un cessez-le-feu". Il a ajouté que quatre civils ont été tués à l’aube, alors qu'ils dormaient dans la rue.
À Khan Younès, une affluence de Palestiniens s'est formée devant l'hôpital Nasser, où des corps enveloppés de linceuls blancs attiraient l'attention des médias. L'armée israélienne soutient avoir mené des frappes après avoir repéré des "terroristes armés" se cachant parmi les décombres, indiquant également que ces individus avaient franchi la Ligne jaune, délimitant leur zone d'opération.
Des palpitations de colère s’élèvent parmi les responsables du Hamas, qui dénonce la vise de civils déplacés comme une "grande violation de cessez-le-feu". Malgré les tensions persistantes et les échanges de tirs, une proposition visant à instaurer la paix, initiée par les États-Unis, propose un retrait israélien progressif et un désarmement du Hamas. Mais les conditions de ce plan demeurent inacceptables pour le mouvement qui gouverne Gaza depuis 2007.
Selon des sources médicales, 601 Palestiniens ont perdu la vie depuis le début de la trêve, une statistique validée par l'ONU, tandis que l'armée israélienne a rapporté la perte de quatre de ses soldats. Notons qu'en raison des restrictions médiatiques dans la région, l'AFP peine à vérifier de manière indépendante ces informations.
La crise humanitaire se détériore davantage, exacerbée par les récents événements. Médecins sans frontières (MSF) a suspendu fin janvier certaines activités à l'hôpital Nasser à cause de la présence rapportée d’hommes armés. Israel accuse régulièrement le Hamas d'utiliser les centres médicaux à des fins militaires, une accusation que le Hamas récuse avec véhémence.







