Le Rassemblement national tenait une réunion publique ce dimanche 15 février, alors que des manifestants tentaient de perturber l'événement avec le slogan : « Le fascisme ne passera pas. »
Ce dimanche, à 15 heures, la quatrième réunion publique du Rassemblement national était programmée à la salle des Estoilettes à Niort, dans le cadre des élections municipales prévues les 15 et 22 mars. Dès 14 h 45, une trentaine de manifestants antifascistes s'étaient regroupés sous une pluie battante, brandissant des drapeaux et illustrant diverses associations et syndicats.
« Nous sommes ici pour faire entendre notre voix et montrer que le RN n’est pas un parti comme les autres », expliquait Jérôme, un des manifestants. « L’idée est de les déranger avec de la musique qu'ils n'apprécient pas. »
Les deux camps s'observaient, protégés sous leurs parapluies. À l'entrée de la salle, les membres du RN contrôlaient les accès. « Vous êtes là pour la contre-manifestation ? Vous ne pouvez pas entrer », a déclaré l'un des militants du RN à des passants tentant d'accéder à l'événement. À l'intérieur, une vingtaine de sympathisants du RN prenaient place, préparés à écouter les discours de leurs leaders.
D'importants incidents avaient marqué les précédentes réunions des 24 et 31 janvier, où des manifestants opposés au RN avaient cédé à la violence. Le Rassemblement national avait déposé trois plaintes, dont deux pour des actes de violences aggravées, tandis qu'une militante du collectif féministe « Nous Toutes » a porté plainte après avoir subi des violences lors d'une précédente manifestation.
Aujourd'hui, les tensions ont rapidement escaladé. Les manifestants s'envoyaient des invectives, tentant de faire le plus de bruit possible en battant des mains contre le sol et en sifflant. Parmi les slogans entendus, le chant fort de « Le fascisme ne passera pas. » résonnait dans les rues, mettant en lumière la lutte continue contre les idées extrêmes.
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