Dans nos communes se dessinent des réalités communautaires souvent en retrait les unes des autres. Jeanne Emmanuelle Hutin, directrice de la recherche éditoriale à Ouest-France, invite à réfléchir sur nos modes de vie en commun à l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.
Nos communes présentent une diversité fascinante, tantôt animées, tantôt isolées. Leurs historiques monuments nous interrogent : quel futur construisons-nous ? C'est à ce niveau local que se joue l'avenir de notre nation, comme le souligne un article récent dans Ouest-France.
La vie y diffère radicalement d'une commune à une autre. Certaines voient leurs habitants fuir, cherchant des familles à attirer, tandis que d'autres engloutissent des terres agricoles pour bâtir. Nos centres-villes se dégradent, et de nouveaux quartiers vibrant de diversité émergent.
Cependant, cette mosaïque peut s'apparenter à un archipel où les communautés se méfient et se comprennent mal. Ce manque de communication favorise le communautarisme et une économie souterraine croissante. Les récents événements tragiques, tels que l'attaque d'un gendarme à Paris et les violences à Lyon, mettent en lumière ces problématiques croissantes.
Construire la concorde
Les tensions nous divisent, et pourtant, les élections municipales offrent une occasion idéale pour établir un dialogue. Comme le déclare Gilles Kepel dans Le Figaro, si nos différences deviennent plus marquantes que ce qui nous unit, la violence pourrait redoubler.
Rétablir la sécurité n'est qu'un premier pas. L'importance de la langue, comme l'affirme Boualem Sansal, est cruciale pour créer un terrain d'entente. « La langue est l’enjeu fondamental », soulignant son rôle symbolique et culturel.
Il est essentiel de rétablir une solidarité locale, car dans chaque foyer réside le potentiel d'un changement communautaire significatif. En rassemblant courage, créativité et un sens de la joie collective, nous pouvons bâtir la concorde et garantir la vitalité de nos communes.







