La défense de Tariq Ramadan, islamologue controversé de 63 ans, sollicite un renvoi du procès, initialement prévu cette semaine. Le prévenu est accusé de viols sur trois femmes entre 2009 et 2016 et n’a pas pu se présenter à l'audience, étant hospitalisé en Suisse.
Le procès pour viols de Tariq Ramadan doit reprendre ce jeudi 5 mars à 14 heures, car les experts médicaux désignés n’ont pas encore rendu leur rapport concernant la santé de l’accusé, hospitalisé en raison d'une aggravation de sa sclérose en plaques. La cour d'appel de Paris a confirmé cette suspension.
L’audience, qui a démarré lundi sans la présence de l’accusé, devait initialement être suspendue jusqu'à mercredi 14 heures afin de permettre aux neurologues d’évaluer l’état de santé de Tariq Ramadan.
Un mandat d’arrêt demandé contre l’islamologue
Cependant, les experts attendent encore des « investigations médicales » nécessaires avant de remettre leur rapport, entraînant ainsi une prolongation de la suspension. Cette situation crée de l’inquiétude, comme l’a indiqué un avocat impliqué dans le dossier, soulignant que des expertises médicales approfondies sont cruciales pour le bon déroulement du procès.
Une fois le rapport soumis, la cour criminelle départementale de Paris, composée exclusivement de magistrats expérimentés, statuera sur la possibilité de renvoyer le procès à une date ultérieure, conformément aux souhaits de la défense. Lors de l'audience, l'avocat général a suggéré que Tariq Ramadan semble utiliser tous les moyens à sa disposition pour éviter de comparaître et a demandé l'émission d'un mandat d’arrêt international.
Déjà condamné en Suisse pour un viol, l’islamologue doit répondre de nouvelles accusations à Paris, où il est jugé pour des faits qui auraient eu lieu entre 2009 et 2016. Tariq Ramadan, qui conteste fermement les charges, encourt jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle.







