Le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Édouard Leclerc, s’attend à une diminution des prix des carburants, tout en émettant des réserves sur un retour aux tarifs antérieurs à la guerre au Moyen-Orient.
Les automobilistes français pourraient bénéficier d'une baisse des prix à la pompe dans les jours à venir. Lors d'une intervention sur BFMTV/RMC le 10 avril, Michel-Édouard Leclerc a déclaré : « Nous pouvons envisager une réduction progressive de 10 à 15 centimes d’euros cette semaine. »
Cependant, le président des centres Leclerc reste prudent et rappelle que la situation pourrait évoluer rapidement. « Il y a trois semaines, j'ai prévu une baisse et la situation a changé suite à de nouvelles tensions dans le détroit d'Ormuz, entraînant une montée des prix, » a-t-il expliqué.
Leclerc s'est montré sceptique quant à un retour aux niveaux de prix d'avant la crise, affirmant : « Je ne me fais pas d'illusions à ce sujet. Le marché des matières premières est désormais influencé par des spéculateurs financiers, ce qui complique notre marge de manœuvre. » Selon lui, la marge bénéficiaire pour les centres Leclerc reste très limitée, à 0,4 %.
Des critiques à l'égard du gouvernement
Michel-Édouard Leclerc a aussi réagi aux critiques émanant de certains membres du gouvernement. « Voir un ministre du Commerce se rendre dans les stations-service pour contrôler les prix, ce n'est pas apprécié, » a-t-il commenté, au sujet de Serge Papin, ancien dirigeant de Système U. En outre, il a confirmé les refus de rouvrir les négociations commerciales avec l'industrie face aux relances inflationnistes.
Circulation des camions-citernes le week-end
Du côté gouvernemental, le ministre du Commerce, Serge Papin, a également évoqué des baisses à venir, prédisant une diminution d'« au moins 10 centimes » d'ici 24 à 48 heures, en raison des réajustements des prix des barils sur les marchés. « Nous veillons à la réactivité des distributeurs pour qu'ils répercutent ces baisses immédiatement, » a-t-il déclaré sur RTL.
Pour éviter des situations de pénurie lors de cette possible baisse, le gouvernement a décidé de permettre la circulation des camions transportant du carburant tous les jours, y compris les week-ends, jusqu'au 11 mai.







