Les États-Unis et l'Iran n'ont pas réussi à parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient après plus de 20 heures de négociations à Islamabad, comme l'a annoncé le vice-président américain JD Vance ce dimanche 12 avril. Ce dernier a exprimé que malgré une offre jugée « finale et meilleure possible », les discussions n'ont pas abouti.
Le Pakistan, qui a joué le rôle de médiateur, a appelé à maintenir le cessez-le-feu de deux semaines, malgré l'incertitude qui plane maintenant sur son avenir. Ce cessez-le-feu, instauré suite à l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, a fait des milliers de victimes et continue d'affecter également le Liban.
« Nous rentrons aux États-Unis sans accord », a déclaré JD Vance lors d'une conférence de presse à Islamabad. Il a noté que ce résultat pourrait être perçu comme une répercussion plus négative pour l'Iran que pour les États-Unis.
Des exigences jugées "déraisonnables" par l'Iran
L'Iran a réagi en qualifiant les exigences américaines de « déraisonnables », selon les déclarations du porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei. Il a souligné que l’issue des négociations était attendue, ajoutant qu'une atmosphère de méfiance a persisté tout au long des discussions.
Le programme nucléaire au cœur des tensions
JD Vance a insisté sur la nécessité d'un engagement clair de la part de l'Iran pour abandonner ses ambitions nucléaires, une condition essentielle pour les États-Unis depuis le début du conflit. « La question est simple : voyons-nous un engagement fondamental de la part des Iraniens pour ne pas développer d'arme nucléaire à long terme ? » a-t-il questionné.
Si cette problématique est centrale, le vice-président n’a pas explicitement abordé la situation stratégique du détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, désormais de facto sous le contrôle iranien depuis le début des hostilités.
Des tensions militaires croissantes
Le porte-parole iranien a également mentionné que des nouvelles questions, comme le détroit d'Ormuz et d'autres dossiers régionaux, ont compliqué les négociations. Pendant ce temps, l’armée américaine a déclaré que deux destroyers avaient patrouillé dans le détroit, provoquant des avertissements de l'armée iranienne (les Gardiens de la Révolution), qui a promis d'agir sévèrement contre toute présence militaire dans la zone.
« Que nous parvenions à un accord ou non, cela m'est égal », a affirmé Donald Trump, rappelant que les États-Unis avaient eu le dessus sur le plan militaire. Son administration continue de voir l'armée iranienne comme une menace alors que les tensions régionales se renforcent.







