Lors d'une intervention sur les réseaux sociaux, le président américain Donald Trump a exprimé, le 12 avril, son désaccord avec le pape Léon XIV, déclarant qu'il n'était « pas un grand fan » de ce dernier. Cette déclaration a suivi une allocution où le pape, lors d'une veillée de prière à la basilique Saint-Pierre, appelait les dirigeants à mettre un terme aux conflits armés.
Lors d'une conférence à la base militaire d’Andrews, Trump a affirmé que le pape était « très progressiste » et l'a accusé de ne pas croire en la lutte contre la criminalité. Trump a insisté sur le fait que le pape « joue avec le feu » en interagissant avec l'Iran, qui cherche à développer un programme nucléaire.
Sur son réseau social Truth Social, Trump a enrichi ses critiques en qualifiant Léon XIV de soutien indirect au programme nucléaire iranien et de « faible face à la criminalité ». Une enflure de ses déclarations, où il a également reproché au pape de s'opposer à l'opération militaire américaine au Venezuela. Jean-Pierre Mignard, analyste politique, a noté que cette attaque pourrait être interprétée comme une tentative de Trump de redorer son image face à la population qui lui reproche souvent sa position sur les questions morales.
Dans son message, Donald Trump a souligné l'impact de sa présidence sur la nomination de Léon XIV, affirmant que le pape n’aurait jamais été élu si cela ne dépendait pas de lui : « Il serait resté un simple cardinal sans moi ». Cette affirmation soulève des critiques sur son opinion concernant les institutions religieuses et la séparation des pouvoirs.
« Il est temps de faire la paix ! »
Dans son intervention, le pape avait souligné la nécessité d’une paix immédiate, dénonçant la glorification de la violence et l’idolâtrie de l’argent. « Assez de guerre ! La véritable force se manifeste en servant la vie », avait-il clamé avec ferveur. Un appel qui a résonné en écho avec de nombreux leaders religieux et politiciens qui prônent un dialogue pacifique.
Cette confrontation entre Trump et Léon XIV pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre la Maison-Blanche et le Vatican, car Trump continue de faire face à une résistance croissante parmi les figures religieuses qui craignent pour l'avenir de la paix mondiale. Dans un contexte où les conflits dans le monde, tels que ceux du Moyen-Orient, sont de plus en plus pressants, la position du pape pourrait peser lourdement sur l'opinion publique.







