Un bref cessez-le-feu pour la Pâque orthodoxe, proposé par Vladimir Poutine et accepté par Volodymyr Zelensky, a pris fin, entraînant une recrudescence des offensives nocturnes de drones entre l’Ukraine et la Russie. Selon des sources locales, les deux camps se sont de nouveau accrochés après l’expiration de cette trêve dimanche soir, marquée par de nombreuses accusations de violations de part et d'autre.
L'armée de l'air ukrainienne a rapporté que, durant la nuit, la Russie avait lancé 98 drones d'attaque, dont 87 ont été interceptés. De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir neutralisé 33 drones ukrainiens au cours du même laps de temps. Ce regain de violence survient après 32 heures de trêve durant lesquelles les deux belligérants se sont mutuellement accusés d'infractions massives.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'était déclaré favorable à une prolongation de cette trêve, la jugeant morale. Il avait, selon Le Parisien, formulé une proposition en ce sens à Moscou. Cependant, le Kremlin a rejeté cette idée, exigeant des concessions politiques et territoriales qui, selon Kiev, reviendraient à une capitulation. Notamment, Moscou réclame un retrait total des forces ukrainiennes de la région de Donetsk, partiellement occupée par les troupes russes.
La brutale intensification des échanges de frappes d'artillerie, y compris sur des civils, reflète l'impasse actuelle. Des experts militaires évoquent un climat d'extrême tension, où chaque camp cherche à affirmer sa position, même au risque d'accentuer le drame humanitaire. Jean-Marc Thibault, analyste des conflits armés, souligne que "la guerre en Ukraine ne montre aucun signe d'apaisement, malgré les tentatives sporadiques de négociations". Il reste à voir si d'autres initiatives de paix émergeront face à l'escalade actuelle, qui semble inéluctable.







