Lors de sa tournée à travers le continent africain, le pape Léon XIV a exprimé, ce samedi, son regret quant à l’interprétation de ses discours, souvent perçus comme une réponse aux critiques lancées par le président américain, Donald Trump. En effet, il a souligné que le message qu'il a délivré lors d’une prière pour la paix dans le nord-ouest du Cameroun avait été préparé bien avant les critiques de Trump, et qu’il ne cherchait pas à engager un débat avec le président américain.
Dans ses propos, rapportés par France 24, le pape a déclaré : « Le discours que j’ai fait a été écrit deux semaines avant, et je n’ai aucune intention de débattre de nouveau de ces questions. » Cette déclaration intervient après qu'il a dénoncé une situation mondiale marquée par la tyrannie et la violence, un message qui a vivement résonné dans le contexte actuel.
« Je n’ai pas peur »
Les tensions sont montées ces derniers jours, Trump ayant fustigé le pape, le qualifiant de « faible » et lui reprochant son manque de sens politique, comme l’a rapporté Le Monde. Le président a mis en avant la nécessité de comprendre les « réalités d’un monde cruel », tout en suggérant que les avis du pape sur les affaires internationales manquaient de poids.
Ce dialogue de sourds a commencé juste après une allocution déterminée du pape à la basilique Saint-Pierre, où il a pris position contre la guerre, en disant : « Assez de l’idolâtrie du moi et de l’argent ! La véritable force réside dans le service à la vie. » « Je n’ai pas peur de m’exprimer haut et fort », a-t-il conclu, réaffirmant sa détermination à transmettre le message de l’Evangile même face aux attaques. Ces mots illustrent le courage du pape à défendre ses idées face à une adversité croissante.







