Dans une lettre de deux pages, comme rapporté par le Wall Street Journal, le ministère a clairement indiqué que Washington n'apporterait pas de soutien aux investigations françaises sur le fonctionnement algorithmique de X, la plateforme détenue par Musk.
Elon Musk doit se présenter ce lundi 20 avril au parquet de Paris pour une "audition libre" dans le cadre d'une enquête initiée début 2025. Cependant, il demeure incertain que le milliardaire réponde à cette convocation.
Le 3 février dernier, une perquisition avait été effectuée dans les locaux français de X, exacerbant les frictions entre la France et Musk, qui a qualifié cette action d'"attaque politique". Fin mars, le milliardaire n'avait pas épargné les critiques envers les procureurs français, les qualifiant d'"attardés mentaux" après qu'ils aient signalé une possible "valorisation artificielle" de X aux autorités américaines.
Des auditions toute la semaine
La lettre du ministère de la Justice précise que "cette enquête tente d'utiliser le système pénal français pour réguler un espace public dédié à la liberté d'expression, ce qui viole le Premier Amendement du gouvernement américain". Ils voient dans cette demande une tentative de mêler les États-Unis à une affaire pénale fortement teintée de considérations politiques.
Les investigations sur X ont été ouvertes suite à deux signalements reçus le 12 janvier 2025. Ces enquêtes ont été confiées à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) et se sont élargies à des accusations concernant Grok, l'IA du réseau social, sur des contenus négationnistes et des deepfakes à caractère sexuel.
Outre Elon Musk, d'autres employés de X, parmi lesquels Linda Yaccarino, l'ancienne directrice générale, doivent également témoigner cette semaine.







