Sous l'égide de Pedro Sánchez, les figures de la gauche mondiale se sont réunies samedi à Barcelone, affichant leur engagement à "protéger" la démocratie dans un contexte international incertain.
Lors de son discours d'ouverture de la IVe Réunion pour la défense de la démocratie, Pedro Sánchez a souligné : "La démocratie ne peut pas être tenue pour acquise." Il a présenté cet événement comme une unión de nations déterminées à renforcer leur système démocratique.
Ce forum s'est tenu coincidentiellement le même jour qu'un rassemblement de l'extrême droite à Milan, illustrant ainsi le clivage politique actuel. Parmi les participants, plusieurs dirigeants internationaux, dont le président du Conseil européen António Costa, ont montré leur solidarité.
Particulièrement significative était la présence de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, qui a déclaré qu'il n'y avait "pas de crise diplomatique" entre l'Espagne et le Mexique. Cette visite intervient après que le roi Felipe VI a reconnu des abus historiques pendant la conquête espagnole, un sujet sensible sur la scène diplomatique.
"Je viens d’un peuple qui, bien que réprimé, demeure fier de ses racines", a affirmé Sheinbaum, tout en appelant à un soutien contre toute intervention militaire à Cuba, marquant ainsi son engagement envers les causes progressistes.
Sánchez a également plaidé pour une réforme des Nations unies, déclarant que le moment était venu de "renouveler" cette institution. Il a proposé qu'une femme prenne la tête de l'Organisation, ajoutant que c'était une question de "justice" et de "crédibilité".
Gustavo Petro, le président colombien, a enrichi le débat en affirmant que ce sommet cherchait à proposer une alternative, loin d'être un événement anti-Trump. Il a décrit l'initiative comme un "phare au milieu du désordre", visant à orienter le monde vers la paix.
Le rassemblement a également englobé un forum de "Mobilisation progressiste globale", auquel des chercheurs et syndicalistes de plus de quarante pays ont participé, soulignant l'importance d'unir les voix progressistes autour de principes communs.
En clôturant le sommet, Lula, le président brésilien, a de son côté insisté sur la nécessité de restaurer la crédibilité de l'ONU face aux irresponsabilités des grandes puissances. Dans un appel à l’unité, il a lancée : "Il faut rétablir la crédibilité de l’ONU".
Ce rassemblement de Barcelone s'est inscrit dans une dynamique globale, faisant écho à la montée de l'extrême droite en Europe, mettant ainsi en lumière le besoin urgent de solidarité et de voix progressistes.







