Cuba a annoncé le 20 avril avoir mené des discussions récentes à La Havane avec des responsables américains, révélant un dialogue entre l'île communiste et les États-Unis, malgré un contexte tendu.
Un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères cubain, Alejandro Garcia, a déclaré au quotidien d'État Granma : « Une rencontre entre les délégations cubaine et américaine s’est tenue récemment ici à Cuba ». Ces échanges interviennent alors même que l'embargo américain, en place depuis 1962, crée des tensions croissantes, exacerbées par des restrictions drastiques récentes ciblant les importations de pétrole sur l'île.
Garcia a précisé que des secrétaires adjoints du Département d'État américain étaient présents, tandis que la délégation cubaine était composée de vice-ministres des affaires étrangères. Le média Axios avait rapporté que la rencontre avait eu lieu le 10 avril et impliquait des responsables cubains, incluant le petit-fils de Raúl Castro.
Regain de tensions
Selon Axios, les diplomates américains auraient abordé des exigences délicates, telles que la libération de prisonniers politiques. Cependant, Garcia a précisé qu'aucun ultimatum n'avait été délivré : « Tous les échanges se sont déroulés de manière respectueuse et professionnelle ».
Il a également déclaré que la levée des restrictions énergétiques imposées par Washington était une priorité pour la délégation cubaine, qualifiant ces sanctions de « punition injustifiée » pour la population. Garcia a également dénoncé le « chantage » exercé sur les pays pouvant exporter du pétrole vers Cuba.
Ces pourparlers signalent une tentative de désamorcer les tensions croissantes entre les deux nations, aggravées par un contexte économique difficile à Cuba. Les deux pays continuent de naviguer dans des eaux complexes, cherchant à établir un dialogue qui pourrait mener à des améliorations dans leurs relations.







