Ce jeudi, lors de pourparlers à Washington, le Liban et Israël, sous l'égide des États-Unis, s'efforcent de prolonger la trêve instaurée le 17 avril. Le ministre libanais des Affaires étrangères a souligné l'importance d'une prolongation d'un mois pour stabiliser la situation, alors que les hostilités continuent d'affecter la population civile.
Avant ce round de discussions, les autorités israéliennes ont déclaré qu'il n'existait pas de "désaccords sérieux" avec le Liban. Elles ont également réitéré leur appel à une coopération contre le Hezbollah, que ces pourparlers cherchent à ignorer. Le Liban, dont les relations avec son voisin restent tendues, a été entraîné dans des conflits récents, exacerbé par les attaques du Hezbollah contre Israël début mars.
Les États-Unis ont précédemment annoncé une trêve de dix jours en réponse à ce conflit, qui a causé plus de 2 400 décès au Liban et déplacé un million de personnes, selon Le Monde.
Autour de Marco Rubio
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, tiendra des réunions avec les ambassadeurs israélien et libanais pour tenter de trouver un terrain d'entente. En prime, l'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, se joindra à cette rencontre, marquant l'importance de la diplomatie dans cette affaire. Cette réunion intervient alors qu'Israël intensifie ses frappes au Liban, causant la mort de la journaliste Amal Khalil et blessant sa collègue dans le sud du pays.
Une source officielle a fait savoir à l'AFP que le Liban cherchera à obtenir une_EXTENSION d'un mois de la trêve, ainsi que le strict respect des accords de cessez-le-feu. Dans ce contexte, le président libanais Joseph Aoun espère un "arrêt total des agressions israéliennes" et un "retrait israélien" du Liban.
L’espoir du président libanais
Tandis que les négociations se poursuivent, Aoun a chargé un diplomate aguerri, Simon Karam, de mener la délégation libanaise. Son homologue israélien, Gideon Saar, a confirmé l'absence de différends majeurs, bien qu'il ait accusé le Hezbollah d'être le principal frein à la paix. "Le Hezbollah constitue un obstacle majeur aux relations normales entre nos deux pays," a-t-il affirmé, appelant à une action concertée contre ce groupe qualifié de "terroriste".
La ligne de cessez-le-feu
L'armée israélienne a établi une "ligne jaune" de séparation, cherchant à protéger la population du nord d'Israël tout en prévenant d'éventuelles incursions du Hezbollah. Ce dernier a récemment revendiqué une attaque, se défendant d'agir en réponse à des violations du cessez-le-feu. Mercredi, deux individus ont été déclarés "terroristes" après avoir prétendument franchi la ligne de défense israélienne.
En parallèle, on apprend que le Liban exige un cessez-le-feu en lien avec la reprise des discussions entre l'Iran et les États-Unis. Donald Trump a annoncé la prolongation de la trêve avec Téhéran, mais la situation diplomatique reste confuse et les discussions semblent encore loin d'aboutir.







