Le nouvel Ayatollah iranien, Mojtaba Khamenei, se trouve dans un état de santé critique, avec des blessures graves issues d'une récente frappe israélienne qui a coûté la vie à son père, Ali Khamenei. Selon le New York Times, bien que physiquement affaibli, il conserve sa lucidité. Son état de santé a conduit à une absence d'apparitions publiques depuis son accession au pouvoir.
Selon des sources officielles, dans la foulée de ces événements tragiques survenus le 28 mars, Mojtaba a subi plusieurs interventions chirurgicales sur sa jambe, et a même besoin d'une prothèse. En outre, des brûlures au visage compliquent son discours, ce qui l'encourage à éviter les caméras pour ne pas montrer de vulnérabilité.
Un leader malgré tout lucide
Les autorités iraniennes insistent sur le fait qu’il ne souhaite pas paraître faible. Toutefois, des informations divulguées par le New York Times rapportent que le nouvel Ayatollah est mentalement alerte et engagé, même s'il doit laisser la direction des affaires militaires et diplomatiques à un groupe de commandants expérimentés des Gardiens de la Révolution.
Cette situation pourrait induire un changement significatif dans la manière dont l'Iran est gouverné, avec de nombreux experts évoquant une centralisation accrue des pouvoirs militaires au détriment des décisions politiques traditionnelles. Dr. Ali Nouri, analyste politique basé à Téhéran, déclare : « Cette configuration pourrait mener à un retour à des méthodes plus militaires, ce qui rendra la diplomatie encore plus complexe. »
La santé de Khamenei, qui évoque un défi d’autorité au sein du régime, reste donc un sujet de préoccupations tant internes qu'externes, et influencera assurément le paysage politique iranien dans les mois à venir.







