L'Iran blâme les États-Unis pour l'échec des pourparlers et exige des garanties de sécurité

Tensions croissantes : l'Iran réclame des garanties de sécurité pour stabiliser le Golfe.
L'Iran blâme les États-Unis pour l'échec des pourparlers et exige des garanties de sécurité
©Dmitry LOVETSKY, AFP - Le président russe Vladimir Poutine (d) accueille ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (g) lors de leur rencontre à Saint-Pétersbourg, le 27 avril 2026

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a récemment déclaré que l'échec des pourparlers pour mettre fin aux hostilités incombe aux États-Unis. Lors d'une visite en Russie, il a reçu l'assurance du soutien du président Vladimir Poutine.

Les initiatives visant à relancer les discussions sur un cessez-le-feu durable et à rétablir la libre circulation dans le détroit d'Ormuz, entreprises il y a plus de deux semaines au Pakistan, n'ont pas abouti. Les deux camps demeurent fermes, malgré un cessez-le-feu en place depuis près de trois semaines.

Cette guerre, provoquée par une offensive des États-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, a causé des milliers de pertes humaines, principalement en Iran et au Liban, et a gravement perturbé l'économie mondiale.

Araghchi a affirmé que le précédent cycle de négociations avait échoué en raison des exigences excessives des États-Unis. Selon ses dires, la République islamique prouve sa stabilité et sa puissance face à la menace extérieure, comme il l'a exprimé lors de sa rencontre avec Poutine, rapportée par la télévision d'État russe.

En soutien à Téhéran, Moscou a promis de faire tout son possible pour ramener rapidement la paix dans cette région troublée. Poutine a également souligné l'importance des relations stratégiques entre la Russie et l'Iran et a salué le courage du peuple iranien luttant pour son indépendance.

De l'autre côté, le président américain Donald Trump a convoqué ses conseillers en sécurité nationale pour discuter d'une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et à clore les hostilités, tout en reportant les discussions sur la question nucléaire.

Pour rétablir la paix et la stabilité dans le Golfe, Téhéran réclame des "garanties crédibles" concernant sa sécurité et le respect des droits souverains iraniens, comme l'a exprimé l'ambassadeur iranien aux Nations unies, Amir Saeid Iravani, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. Cette réunion avait pour objet la sécurité maritime, où plusieurs pays ont reproché à l'Iran de bloquer le détroit d'Ormuz.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a appelé l'Iran à faire des concessions significatives et à adopter une nouvelle posture pour trouver une solution durable à cette crise.

Avant le déclenchement de la guerre, environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial transitaient par ce détroit, aujourd'hui soumis à un double blocus iranien et américain, entraînant des répercussions sévères sur l'économie mondiale. Parallèlement, le Parlement iranien envisage de soumettre ce passage stratégique aux forces armées, interdisant le passage des navires israéliens et exigeant des droits de passage en rials iraniens, selon Ebrahim Azizi, président de la commission du Parlement sur la Sécurité nationale.

De son côté, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a exprimé son indignation en affirmant qu'il est inacceptable que l'Iran tente de réglementer un passage maritime international. Arsenio Dominguez, le chef de l'agence maritime de l'ONU, a ajouté qu'il n'y a aucune base légale pour une telle mesure.

À Téhéran, la situation économique est alarmante. Farshad, un entrepreneur de 41 ans, a exprimé l'angoisse des citoyens face à leur incapacité à se procurer des biens de première nécessité.

Sur le front libanais, l'armée israélienne et le Hezbollah pro-iranien s'accusent mutuellement de nouvelles agressions, ajoutant encore à la complexité du conflit. Le ministère libanais de la Santé a rapporté que des frappes israéliennes ont causé la mort de quatre personnes et blessé 51 autres, portant le bilan des victimes à 40 depuis le début de la trêve fragile le 17 avril.

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté l'idée de négociations directes entre le Liban et Israël, les qualifiant de dangereuses. En réponse, le président libanais Joseph Aoun a promis de ne jamais signer d'accord humiliant.

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