La compagnie Air Antilles, suspendue de vol depuis décembre 2025, a été placée en liquidation judiciaire le lundi 27 avril. Cette fermeture entraîne la perte d’emploi de 116 salariés et suscite des préoccupations chez les usagers face à un possible hausse des tarifs.
Le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre a prononcé la liquidation judiciaire de la compagnie Air Antilles, comme l’a rapporté La 1ère, le 27 avril. Le tribunal n’a pas trouvé suffisamment convaincante l’ensemble des offres soumises pour une relance de l’activité de la compagnie, qui a été clouée au sol depuis décembre 2025 et avait été mise sous redressement judiciaire en février 2026.
Parmi les propositions, celle de l'homme d'affaires Pierre Saint-Luce prévoyait la reprise de certains actifs et le maintien de 13 postes parmi les 116 employés. Selon La 1ère, le tribunal a décrit cette offre comme "structurée sur le plan industriel", mais a soulevé des "obstacles financiers et juridiques insurmontables".
Le tribunal a également noté que "le candidat n’a pas pleinement compris l’ampleur des complications liées à la procédure, ni des exigences pour l’obtention des licences nécessaires à l’exploitation d’une compagnie aérienne".
Une hausse des billets d’avion ?
D'autres offres, n'assurant pas la pérennité des emplois, ont aussi été rejetées, reflétant la volonté du tribunal de ne pas "prioriser une vente à la découpe au détriment de l’intérêt général et de la sauvegarde des emplois".
Cette décision du tribunal guadeloupéen marque la conclusion de l’histoire d’Air Antilles, qui desservait des destinations telles que Saint-Barthélemy, Saint-Martin, la Guadeloupe et la Martinique. Avec la disparition de la concurrence, Air Caraïbes devient la seule compagnie aérienne reliant ces îles, ce qui inquiète les usagers quant à une éventuelle augmentation des tarifs des billets.
Les 116 salariés d’Air Antilles se retrouvent également sans emploi, provoquant une onde de choc qui pourrait affecter l'économie locale d’après plusieurs experts en aviation.







