Le tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre a décidé ce lundi de placer Air Antilles en liquidation judiciaire, marquant la cessation immédiate de son activité. Les liaisons de la compagnie vers Saint-Barthélemy, Saint-Martin, la Guadeloupe et la Martinique sont désormais suspendues, laissant ses 116 employés dans l'incertitude. L'unique offre de reprise, émanant de l'homme d'affaires Pierre Sainte-Luce, ne promettait de conserver que 14 postes, insuffisant pour convaincre le tribunal.
Selon la décision du tribunal, le projet de reprise, bien que jugé « industriellement structuré », rencontre des obstacles financiers et légaux réputés insurmontables, comme l'a rapporté Outre-mer La Première.
Une situation préoccupante pour les Antillais
Air Antilles, acteur majeur du transport aérien entre les îles françaises des Antilles, et en concurrence avec Air Caraïbes, voit la liquidation de son activité susciter des inquiétudes parmi les résidents et les professionnels du secteur. Cette cessation d'activité pourrait entraîner une hausse des tarifs pour les voyageurs, aggravant ainsi les difficultés de transport.
Depuis le 8 décembre, les avions de la compagnie sont immobilisés, suite à une décision de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), dénonçant des « défaillances significatives » en matière de sécurité. En effet, la DGAC avait alerté que. plus aucun vol ne pouvait être assuré en toute sécurité.
Majoritairement détenue par la collectivité de Saint-Martin, Air Antilles, qui avait enregistré plus de 121 000 passagers en 2025, se retrouve dans une situation critique, exacerbée par des perspectives économiques déjà fragiles. L'économiste des transports, Jean-Claude Belrose, prévient que cette perte d'un transporteur pourrait nuire à la connectivité des îles et freiner les opportunités économiques dans la région.







