Le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre a prononcé, lundi, la liquidation d’Air Antilles, entraînant l’arrêt immédiat de ses activités. Dans cette démarche, le tribunal a rejeté toutes les propositions de cession et a annoncé la conversion de la procédure de redressement judiciaire en liquidation. Cette annonce marque la fin d'une compagnie qui, malgré ses efforts, n’a pas pu surmonter une crise financière majeure.
Le rapport des administrateurs indique que la compagnie accumule un passif dépassant les 56 millions d'euros, avec des pertes d'exploitation continues. Air Antilles, qui assurait des liaisons entre la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, vient de mettre un terme à plusieurs années de turbulences économiques.
Un plan de redressement inabouti
Revendiquée comme nécessaire, la relance d’Air Antilles en juin 2024, supportée par la collectivité de Saint-Martin qui en devenait actionnaire majoritaire, n'a pas suffi. Avec un investissement de près de 20 millions d'euros, la compagnie espérait se redresser, mais la situation s'est aggravée après une interdiction de vol ordonnée par la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) en décembre 2025, à la suite d'un audit révélant des manquements graves.
Depuis sa mise en redressement judiciaire en février 2026, Air Antilles n’a pas réussi à trouver un repreneur viable. Parmi les propositions examinées, l'offre du consortium guadeloupéen PEWEN a été jugée insuffisante en raison notamment du peu d'emplois préservés. D’autres propositions, comme celle d'une holding londonienne, ont été retirées avant la décision judiciaire. En somme, cette liquidation laisse Air Caraïbes comme唯一的 compagnie aérienne pour les liaisons entre ces territoires français des Antilles.







