Lundi, les États-Unis ont annoncé qu'ils analysaient les dernières propositions iraniennes visant à résoudre les tensions autour du détroit d'Ormuz, et ce, deux mois après le début d'une offensive conjointe israélo-américaine impactant l'économie mondiale.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé qu'une nouvelle proposition formulée par Téhéran était actuellement en cours d'évaluation. Cette initiative aurait été transmise par des médiateurs pakistanais, selon des sources rapportées par Axios et relayées par l'agence officielle iranienne IRNA.
Les discussions pour parvenir à un arrêt durable des hostilités, ainsi que la réouverture du détroit, engagées il y a plus de deux semaines au Pakistan, n'ont pas encore abouti, bien que le cessez-le-feu soit en vigueur depuis près de trois semaines. Avant le conflit, le détroit d'Ormuz était crucial, avec environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial y transitant.
La nouvelle proposition de Téhéran tenterait de rouvrir le détroit d'Ormuz tout en différant les négociations concernant le dossier nucléaire. À Washington, lors d'une réunion avec ses conseillers en matière de sécurité, Donald Trump n'a pas divulgué les détails de la proposition, mais le secrétaire d'État, Marco Rubio, a déclaré qu'elle était "meilleure que ce que nous pensions". Cependant, il a tenu à insister sur la nécessité d'un accord qui empêcherait l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire.
Malgré les tensions, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, où il a attribué l'échec des négociations aux "exigences excessives" des États-Unis. Lors de cet échange, Araghchi a dépeint l'Iran comme un "système stable et robuste" malgré les frappes militaires et le blocus maritime en cours.
Le soutien de Moscou pour Téhéran reste fort, avec Poutine affirmant vouloir "tout faire" pour établir rapidement la paix tout en maintenant une relation stratégique avec l'Iran. En outre, de nouvelles conditions de sécurité exigées par Téhéran incluent des "garanties crédibles" à présent que le déblocage du détroit est au centre des discussions, comme l'a précisé l'ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, à laquelle de nombreux pays ont condamné les blocages en cours.
Le Parlement iranien envisage de faire du détroit d'Ormuz une zone sous contrôle militaire, interdisant ainsi le passage des navires israéliens et imposant des droits de passage à acquitter en rials iraniens. Marco Rubio a réagi à cette législation sur Fox News, qualifiant ce système de "non tolérable".
Les répercussions humaines sont sévères : à Téhéran, un chef d'entreprise, Farshad, témoigne de la détresse économique, avec des gens incapables de subvenir à leurs besoins fondamentaux. La guerre déclenchée par les États-Unis et Israël le 28 février a causé des milliers de morts, notamment à Minab, où une attaque a fait l'objet d'un bilan révisé, avec 155 décès, dont 120 parmi les enfants.
Tandis qu'au Liban, les frappes israéliennes continuent de faire des victimes, le nombre total de morts atteint au moins 40 depuis le début de la trêve observée depuis le 17 avril, alors que le leader libanais du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé son refus des négociations sous l'égide des États-Unis.







