La Maison-Blanche a annoncé, lundi 27 avril, qu'elle étudie une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d'Ormuz. Toutefois, les conditions posées par Téhéran paraissent complexes à accepter par Washington.
Les autorités américaines ont confirmé, le 28 avril, être en train d'examiner les récentes propositions formulées par l'Iran pour lever le blocus du détroit d'Ormuz. Selon Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison-Blanche, une nouvelle offre iranienne est « en cours d’examen ». Cette proposition aurait été transmise via des médiateurs pakistanais, comme rapporté par La Nouvelle République.
Selon Axios, relayé par l'agence iranienne officielle Irna, Téhéran propose de rouvrir le détroit tout en postponant les discussions sur sa question nucléaire. Cependant, l'administration américaine n'a pas précisé les détails de cette proposition lors de la réunion de sécurité présidée par le président Trump.
« Garanties crédibles »
« Nous ne négocierons pas par voie de presse », a déclaré le secrétaire d'État Marco Rubio, interrogé sur ce sujet. Il a néanmoins affirmé que l'offre « est meilleure que ce que nous imaginions ». Néanmoins, il a souligné la nécessité d'un accord garantissant que l'Iran ne puisse jamais accéder à des armes nucléaires.
Téhéran demande des « garanties crédibles » pour sa sécurité comme condition à une normalisation dans le Golfe, a précisé l'ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. Le projet de loi en cours au Parlement iranien propose de placer le détroit sous contrôle militaire, interdisant le passage des navires israéliens et imposant un péage en rials iraniens. Marco Rubio a répliqué sur Fox News : « Nous ne pouvons pas accepter que l'Iran impose un système où il décide qui peut utiliser une voie maritime internationale ».
« Exigences excessives »
Après l'annulation d'un deuxième round de négociations, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rencontré son allié Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg. Il a attribué l'échec des discussions aux « exigences excessives » des États-Unis. Araghchi a aussi nié toute faiblesse de l'Iran face aux frappes subies, affirmant que « la République islamique est solide et puissante ».
Les discussions visant à établir une cessation durable des hostilités et à rouvrir le détroit d'Ormuz, amorcées il y a deux semaines au Pakistan, se heurtent actuellement à la fermeté des deux camps, malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis trois semaines. Avant le conflit, près de 20 % du pétrole et du gaz liquéfié mondial transitait par ce détroit, désormais soumis à un double blocus iranien et américain, provoquant une flambée des prix.







