Le tribunal correctionnel de Grenoble devrait rendre sa décision aujourd'hui concernant les dirigeants de la carrière de La Rivière. Cet éboulement, survenu le 25 juillet 2024, avait provoqué d'importants dégâts, engloutissant champs et routes dans l'Isère.
À l'approche de la réunion du conseil métropolitain, programmée pour le 30 avril, la question de la présidence de Grenoble Alpes Métropole se pose avec acuité. Alors que le terrain politique est en pleine effervescence, différents blocs de négociations s'affrontent. Tout semblait réuni pour une reconduction d'un accord entre la gauche (sans LFI) et le centre-droit, jusqu'à ce qu'un malaise de Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset, ne replonge la situation dans l'incertitude.
Pour Gildas Bouffaud, maire du Sappey-en-Chartreuse et proche de Lissy, l'objectif est clair : "trouver une majorité large". Cela impliquerait de négocier l'inclusion de maires centristes et de droite, ce qui ne convient pas à tous. Allan Brunon, leader insoumis, exprime ses doutes : "Les garanties politiques concernant les futurs vice-présidents de la métropole sont désormais remises en question".
Alors quels sont les scénarios possibles ?
Le premier scénario envisage un maintien de l'accord technique entre la France Insoumise et le reste de la gauche, permettant à Guillaume Lissy d'être élu président sans avoir la majorité pour gouverner, les Insoumis restant dans l'opposition.
Le second scénario, plus probable selon certaines analyses, opterait pour une alliance entre maires de gauche, du centre et de droite. Toutefois, cette perspective suscite des tensions, chaque groupe souhaitant prendre les rênes. Raphaël Guerrero, maire de Jarrie, revendique sa légitimité au nom des 38 maires qu'il représente, tandis que Lissy souligne son assise populaire à la tête des grandes communes.
Un maire de gauche commente : "Trouver un compromis ne sera pas une mince affaire", corroboré par Amandine Demore, maire d'Echirolles, qui ajoute : "Tout le monde s'accorde à dire qu'un accord doit être trouvé avant jeudi pour éviter de revivre le psychodrame de la semaine précédente".







