L'équipe nationale iranienne de football a pris son envol lundi en direction de la Turquie, entamant ainsi sa préparation pour le Mondial-2026. Cette compétition se déroulera aux États-Unis, un contexte marqué par des tensions persistantes entre Téhéran et Washington.
Composée de 22 joueurs et de l'ensemble du staff technique, l'équipe a quitté le pays pour Antalya, où elle souhaite disputer un dernier match amical avant de s'envoler pour les États-Unis. Comme le rapporte l'agence de presse Tasnim, les Iraniens ont confirmé leur rencontre avec la Gambie le 29 mai, mais deux autres matchs amicaux sont également espérés.
Sur place, l'équipe profitera également de son séjour en Turquie pour régler les formalités d'obtention de visas pour les États-Unis. Le président de la Fédération iranienne, Mehdi Taj, a souligné qu'aucun visa n'avait encore été accordé à la Team Melli, tandis que Téhéran recherche des garanties de la part des États-Unis.
L'Iran, qui participe à sa quatrième phase finale consécutive, a prévu d'établir son camp de base à Tucson, en Arizona, où l'équipe est attendue le 5 juin, soit dix jours avant son premier match, programmé le 15 juin à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande.
La sélection jouera ensuite contre la Belgique le 21 juin, avant de clore sa phase de groupes face à l'Égypte le 26 juin à Seattle.
Les relations entre Téhéran et Washington étant rompues depuis 1980, suite à la crise des otages, la participation de l'Iran au tournoi suscite des inquiétudes, surtout après l'escalade des tensions due à l'offensive américano-israélienne sur la République islamique, qui a ravivé les conflits au Moyen-Orient.
Bien qu'un cessez-le-feu ait été instauré le 8 avril, les négociations pour un accord durable demeurent bloquées. Toutefois, Donald Trump a récemment estimé qu'il était préférable de laisser l'équipe iranienne jouer, après avoir exprimé des préoccupations concernant leur sécurité.
De son côté, la FIFA a réaffirmé à de nombreuses reprises que l'équipe participera bien au tournoi. Mattias Grafström, secrétaire général de la FIFA, a qualifié de "très constructive" la réunion de samedi à Istanbul avec la Fédération iranienne, visant à garantir la présence de l'Iran au Mondial. Il a ajouté : "Nous collaborons étroitement et nous sommes impatients d'accueillir la République islamique d'Iran au tournoi."
Le Mondial-2026 se déroulera conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet.







