Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a exprimé lundi sa satisfaction suite à une première rencontre jugée positive avec Jeff Landry, émissaire des États-Unis au Groenland et gouverneur de Louisiane. Malgré cet échange, Nielsen a précisé qu'aucun changement n'avait été observé dans la position américaine vis-à-vis du territoire arctique.
« C'était une réunion constructive, où un dialogue respectueux a pu s'établir », a déclaré le Premier ministre à la presse. Cependant, il a rapidement ajouté qu'ils avaient « clairement rappelé que le peuple groenlandais n'était pas à vendre et qu'ils avaient droit à l'autodétermination », soulignant ainsi que cette question ne serait pas un sujet de négociation.
Aux dires du ministre des Affaires étrangères, Mute Egede, le point de départ groenlandais reste inchangé, tout comme celui des Américains. La tension autour du Groenland ne date pas d'hier, ayant été exacerbée par les velléités du président Trump de prendre le contrôle de l'île, jugeant notamment sa richesse en ressources stratégiques.
Les discussions sont menées dans le cadre d'un groupe de travail mis en place pour aborder les préoccupations américaines, notamment en matière de présence militaire, a rappelé Egede. Cette initiative fait suite aux craintes exprimées par Copenhague et Nuuk face à un éventuel renforcement de la présence américaine dans la région.
Jeff Landry, qui a atterri à Nuuk dimanche, doit également participer à un forum économique prévu les 19 et 20 mai, ainsi qu'à l'inauguration de nouveaux locaux pour le consulat américain sur l'île. En ce qui concerne l'avenir, une volonté de dialogue persiste, mais les lignes rouges demeurent fermement établies au sein du gouvernement groenlandais.







