La CGT du site Eurenco de Sorgues, situé dans le Vaucluse, exprime sa vive protestation suite à des mesures disciplinaires infligées à trois de ses membres, dont une lourde sanction de licenciement. Selon le syndicat, ces actions sont étroitement liées aux revendications en cours pour améliorer les conditions de travail sur le site.
Parmi les trois employés concernés, qui sont tous en CDI et membres de la CGT, l'un a été licencié pour faute grave, un autre a reçu un avertissement, tandis que le troisième a subi un simple rappel à l'ordre. La CGT juge que ces sanctions sont non seulement démesurées, mais également motivées par leur participation active à un mouvement de grève débuté le 20 janvier dernier, visant à obtenir des augmentations de salaires et de meilleures conditions de travail.
Une action discriminatoire liée au mouvement de grève
Jérémy Caillé, délégué de la CGT sur le site, souligne : "Il est difficile de croire à un simple hasard quand trois militants, impliqués dans un même mouvement, reçoivent simultanément des sanctions." Il précise que le licenciement en question est dû à un désaccord survenu lors d'une réunion, concernant la confidentialité des travaux de l'employé.
Devant cette situation, le syndicat envisage de demander l'annulation de la décision de licenciement et de réagir de manière plus énergique pour défendre ses membres.
Un droit syndical menacé ?
Le délégué syndical ne mâche pas ses mots : "C'est scandaleux dans un pays où le droit syndical est un droit fondamental. Eurenco a déjà été reconnu coupable de pratiques discriminatoires. Nous devons escalader les actions et renforcer notre mobilisation."
Contactée par nos soins, la direction d'Eurenco n'a pas encore répondu à ces accusations. La situation pourrait donc prendre une tournure plus tendue sous fond de revendications de plus en plus pressantes des travailleurs.







