Ce lundi, le gouvernement a fait état d'une hausse des prix de l'essence, avec une augmentation de 33 et 31 centimes par litre pour le SP95-E10 et le SP98 respectivement, signalant une tendance alarmante depuis le début du conflit en Iran fin février.
La flambée des prix de l'essence continue de surprendre. D'après les données recueillies de 7 000 stations-service sur un site officiel, les tarifs à la pompe ont atteint des niveaux records.
Depuis le 27 février 2023, veille de l'éclatement du conflit et de l'élimination de l'ayatollah Ali Khamenei, le litre de SP95-E10 a connu une hausse de 19 %, atteignant ainsi 2,046 euros, tandis que le SP98 a progressé de 17 % à 2,138 euros. De plus, le prix du gazole reste élevé, dépassant les 2 euros, à 2,145 euros, malgré un léger reflux après avoir atteint un pic de 2,387 euros début avril.
Avec les Gardiens de la révolution iraniens qui contrôlent le détroit d'Ormuz, canal vital pour 20 % du pétrole brut mondial, la demande pétrolière en France s'est fortement réduite. Selon Sébastien Lecornu, (@SebLecornu) « Sur les 10 premiers jours de mai, les recettes liées au carburant reculent d'environ 300 millions d'euros en raison d'une chute de la consommation de 30 % », a-t-il partagé sur X.
Face à cette situation critique, le Premier ministre annonce ce jeudi un « nouveau paquet » d'aides pour le mois de juin, visant à « protéger les Français qui travaillent et les secteurs les plus touchés par la hausse des prix », selon un communiqué du gouvernement.
Enfin, les autorités envisagent de dévoiler la répartition des 6 milliards d'euros d'économies annoncées en avril, destinée à atténuer les répercussions de la guerre. À l'issue d'une réunion ministérielle, Sébastien Lecornu avait évoqué un soutien potentiel d'« environ vingt centimes par litre » pour près de 3 millions de Français.







