Gaëtan Bruel, président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), a récemment pris position pour apaiser les tensions entourant les accusations portées contre Canal+. Lors d’une interview sur France Inter, il a critiqué les allégations selon lesquelles la chaîne aurait abandonné sa mission de diversité cinématographique. Selon lui, ces affirmations sont «factuellement fausses», et il a encouragé le dialogue.
Les discussions s'intensifient suite à la déclaration faite par Maxime Saada, le directeur de Canal+, qui a annoncé son intention de «blacklister» les 600 signataires d'une tribune publiée dans Libération. Cette tribune dénonçait l’influence de Vincent Bolloré, accusé de soutenir une vision «réactionnaire» du cinéma français. Maxime Saada a réagi en déclarant qu'il «regrettait» cette initiative et a décrit le comportement des signataires comme une «injustice» envers les équipes de Canal+.
«Sur le plan de la liberté d’expression, ça pose question», a souligné Bruel, mettant en avant l'importance de la critique comme principe fondamental. Il a, pourtant, insisté sur le fait que Canal+ reste un pilier de la diversité cinématographique, mettant en avant des œuvres qui n’auraient pas vu le jour sans leur soutien.
Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’avenir du cinéma français dans un contexte où les voix discordantes s'élèvent contre une vision jugée trop monolithique. Les signataires de la pétition incluent des figures emblématiques telles que Juliette Binoche et Adèle Haenel, remontés contre ce qu'ils perçoivent comme un «projet civilisationnel» dirigé par l'actionnaire Bolloré.
Maxime Saada s’est également posizione sur la Croisette, déclarant que la chaîne ne collaborera plus avec ceux qui l’attaquent publiquement, tout en appelant à défendre l'indépendance d’une plateforme qui a su soutenir des projets variés au fil des années.







